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Deltell a mis les points sur les i avec O’Leary au sujet du français

Gérard Deltell explique au journaliste Bruno Savard qu’il n’a pas encore choisi le candidat qu’il appuiera dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada.

Gérard Deltell, député conservateur de Louis-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député conservateur Gérard Deltell affirme ne pas s'être gêné pour signifier à l'aspirant-chef Kevin O'Leary l'importance qu'il accorde à la langue française.

Un texte de Louis Gagné avec les informations recueillies par Bruno Savard

« Je lui ai dit en pleine face : “Écoutez, c’est important que la personne soit bilingue et qu’elle puisse s’exprimer dans les deux langues”. Et on a eu une discussion très franche à cet effet-là », a raconté M. Deltell, mercredi, dans une entrevue accordée au Téléjournal Québec.

Le député de Louis-Saint-Laurent et le reste du caucus conservateur sont réunis à Québec jusqu’à vendredi pour préparer la prochaine rentrée parlementaire à la Chambre des communes.

Candidat unilingue

Kevin O’Leary, qui s’est récemment lancé dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), a affirmé que le chef d’un parti national n’avait pas besoin de parler français puisque la majorité des Québécois sont bilingues.

Même s’il est né à Montréal, l’homme d’affaires, qui est notamment connu pour avoir participé à l’émission Dragons’ Den de CBC, ne parle pas français. Il a d’ailleurs attendu que le seul débat en français de la course à la direction ait eu lieu avant de se porter candidat.

L'homme d'affaires Kevin O'Leary lors du congrès du Parti conservateur à Vancouver en mai 2016.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'homme d'affaires Kevin O'Leary lors du congrès du Parti conservateur à Vancouver en mai 2016.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Deltell poursuit sa réflexion

Gérard Deltell soutient ne pas avoir encore choisi le candidat qu’il appuiera, et ce, même s'il a eu plusieurs discussions avec les différents aspirants-chefs.

« Sincèrement, je n’ai pas encore décidé. J’ai une bonne idée, oui, de ceux que j’apprécie beaucoup puis ceux que j’apprécie encore plus. C’est là où j’en suis », a-t-il confié.

Le député de Louis-Saint-Laurent a néanmoins précisé qu’il arrêterait son choix sur un candidat qui est « très sincère dans ses convictions conservatrices » et qui s’exprime dans les deux langues officielles.

« Je vais fonder mon choix sur la personne que j’estime être la meilleure pour diriger notre parti et pour ultimement diriger le pays. »

— Une citation de  Gérard Deltell

La chance au coureur

L’unilinguisme de Kevin O’Leary ne semble toutefois pas l’exclure d’emblée de ses choix.

« Laissons M. O’Leary faire sa campagne. Il est dans les tout débuts. Il a exprimé certaines réserves par rapport au français en d’autres temps, il a exprimé beaucoup plus d’ouverture au français maintenant qu’il est dans la course. Laissons-le faire sa campagne. On jugera au moment », a expliqué Gérard Deltell.

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