•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un recours juridique auprès d’Ottawa pour des services à l’emploi en français en C.-B.

Radio-Canada

La Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB) poursuit sa bataille, lancée en 2013, en Cour fédérale pour forcer Ottawa à remplir, selon elle, son obligation en matière de langues officielles. Cette obligation est bafouée, dit la FFCB, depuis que le fédéral a décentralisé ses services à l'emploi, les mettant entre les mains de la province anglophone.

Le recours judiciaire oppose la FFCB au ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences et à la Commission de l'assurance-emploi du Canada.

Le respect des langues officielles est au coeur du recours. En 2008, le gouvernement fédéral a transféré les services à l'emploi à la Colombie-Britannique. Ce faisant, puisque le provincial n'a pas l'obligation du bilinguisme dans les services provinciaux, les services en français ne sont donc plus garantis.

Selon le directeur général de la FFCB, Robert Rothon, cette situation a miné la vitalité de la communauté francophone. « [Il est plus difficile d’aller chercher] des personnes nouvellement arrivées [car] ces gens-là ne se rendent plus chez nous pour s'intégrer à la communauté par le biais d'une recherche d'emploi », soutient le directeur général.

Pour nous, la Fédération doit demeurer impliquée et toujours responsable de la mise en oeuvre des clauses linguistiques.

Robert Rothon, directeur général de la FFCB

« La Fédération a entrepris des démarches auprès d'Ottawa et de la province pour convaincre les deux paliers de gouvernement de respecter le principe [de] services livrés par des francos à des francos », explique Robert Rothon. « Malheureusement, ces démarches nombreuses n'ont pas abouti. »

Ce changement de direction a mené à la fermeture des cinq centres d'emploi francophones en Colombie-Britannique.

Robert Rothon en entrevue, avec plusieurs classeurs derrière lui.

« Pour nous, la Fédération doit demeurer impliquée et toujours responsable de la mise en œuvre des clauses linguistiques », selon Robert Rothon, directeur général de la FFCB.

Photo : Radio-Canada

La Fédération des francophones entend mener cette bataille jusqu'en Cour suprême du Canada s'il le faut, mais Robert Rothon admet qu'il faudra trouver des partenaires financiers, considérant le rythme auquel vont les choses dans l'appareil judiciaire.

La province a été contactée par Radio-Canada mercredi, mais n’a pas encore été en mesure de fournir une réponse.

Selon des informations de Geneviève Milord

Colombie-Britannique et Yukon

Francophonie