•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La technologie en salle de classe au N.-B. : lentement mais surement

Atelier robotique à l'école

François-Léonce Charron lors d'un atelier de robotique à l'école Camille-Vautour de Saint-Antoine au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Amélie Gosselin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les disparités en matière d'utilisation de la technologie de l'information des communications (TIC) en salle de classe sont majeures au Nouveau-Brunswick. C'est ce que constate François-Léonce Charron, agent de développement à l'organisme Place aux compétences pour les projets technologiques en milieu scolaire.

Un texte d'Amélie Gosselin

Le colloque international en éducation Clair 2017 débute jeudi au Nouveau-Brunswick. Le centre d'apprentissage du Haut-Madawaska où se déroule l'événement est également reconnu pour ses pratiques pédagogiques visionnaires et pour son utilisation des technologies d'information et des communications (TIC), auprès de ses élèves.

Selon François-Léonce Charron, c'est loin d'être la même chose partout dans la province.

Depuis deux ans et demi, il offre ses services aux écoles qui souhaitent développer des projets technologiques. Il constate qu'il n'y a pas de ligne directrice à suivre en ce qui concerne l'intégration des technologies de l'information et des communications.

Il remarque aussi une certaine résistance qui freine l'intégration des technologies. D'abord la vision de la direction d'une école qui peut choisir de mettre davantage d'énergie vers les sports ou les arts par exemple, selon lui.

L'aspect financier peut parfois ralentir les ardeurs, même si François-Léonce Charron croit qu'il est tout à fait possible de réaliser des projets qui impliquent les TIC avec de petits budgets. Il y a une perception qui demeure que des équipements technologiques coûtent très cher.

Et un autre facteur important selon lui est l'initiative personnelle d'un enseignant ou d'une enseignante.

« Il faut qu'un enseignant soit ouvert à la technologie pour que ces projets voient le jour dans les écoles. On a des enseignants qui ont peut-être peur de la technologie ou qui ne savent pas comment communiquer des concepts technologiques aux élèves », avance t-il.

La solution peut passer par un meilleur encadrement des enseignants

Jacques Cool possède une grande expérience en enseignement public. Celui qui a oeuvré au Nouveau-Brunswick pendant de nombreuses années, pilote maintenant un laboratoire d'innovation pédagogique Cadre 21 à Montréal.

Le techno-pédagoque s'intéresse depuis longtemps à l'intégration des technologies en salle de classe.

« Cadre 21, accompagne tous les enseignants francophones partout où ils sont dans leur développement de compétence soit le numérique en salle de classe, les stratégies pédagogiques les types de gestion de classe. C'est une formation continue que les enseignants de partout peuvent suivre parce que ça se fait en ligne », précise Jacques Cool.

Ça rend la job pas mal plus compliquée que ça a longtemps été

Une citation de : Jacques Cool, techno-pédagogue

En entrevue à l'émission de retour à la maison L'Heure de pointe Acadie il affirmait que les enseignants doivent s'ouvrir davantage aux technologies. « Dans la vie il n'y a pas un couloir ou il y a juste de la chimie qui se passe ou juste de la géographie, tout cela est entremêlé (...) et pour engager les élèves à apprendre, les enseignants devront quitter l'isolement professionnel ».

Jacques Cool ajoute qu'il existe plusieurs groupes d'entraide pour les épauler à prendre le virage.

François Léonce Charron et Jacques Cool participent au colloque Clair 2017 voir l'éducation autrement qui se déroule du 26 au 28 janvier 2017.

Pour entendre l'intégrale de l'entrevue avec Jacques Cool.

Technologie dans les écoles avec Jacques Cool

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !