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Un fleuve libre de glaces, des rives plus vulnérables

Les participants de la TDLG ont droit à une première journée sous un temps exceptionnement doux pour janvier et à une baie de Gaspé libre de glaces.

Les participants de la TDLG ont droit à une première journée sous un temps exceptionnement doux pour janvier et à une baie de Gaspé libre de glaces.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que le fleuve Saint-Laurent gelait de part en part, traditionnellement, il est libre de glaces cet hiver, tout comme le golfe. Sans les glaces protectrices, le littoral devient très vulnérable devant l'assaut des vagues, comme en témoignent les ravages causés par les récentes tempêtes en Gaspésie.

Le navire CTMA Vacancier, qui transporte les participants à la Traversée du Saint-Laurent, n’a eu aucun problème à faire le trajet entre les îles de la Madeleine et Matane.

Le capitaine du CTMA Vacancier, Bernard Langford; les glaces que l'on peut voir sur la photo sont celles qui se sont accumulées dans le port de Matane.

Le capitaine du CTMA Vacancier, Bernard Langford, Les glaces que l'on peut voir sur la photo sont celles qui se sont accumulées dans le port de Matane.

Photo : Radio-Canada

Pourtant, il y a deux ans, l’hiver avait été très froid et la glace avait considérablement ralenti le trafic maritime. Selon le capitaine du Vacancier, Bernard Langford, le navire n’avait pas pu entrer dans le port de Matane en janvier 2009, tellement il y avait de la glace sur le fleuve.

Mais cette année, l’absence de glace sur le fleuve et le golfe du Saint-Laurent est remarquable, observe-t-il.

Il n’y a pas de glace à partir des Îles jusqu'ici. Il n'y a rien. Les changements climatiques y sont probablement pour quelque chose.

Bernard Langford, capitaine du CTMA vacancier

Les changements climatiques : un processus réversible

Selon l’astronaute Julie Payette, qui participe à la Traversée, le réchauffement de la planète est un processus naturel, mais il n’est pas aussi rapide qu’on pourrait le croire.

Le réchauffement existe, les scientifiques s’entendent là-dessus. Mais, ce n’est pas une affaire de 5 ou 10 ans. C’est beaucoup plus long que ça dans le temps.

Julie Payette, astronaute
La route 132 en Haute-Gaspésie

Route 132 en Haute-Gaspésie

Photo : Sûreté du Québec

Cependant, dit-elle, l’activité humaine en accélère le processus. « Depuis la révolution industrielle, l’humain a fait sa grande part, constate-t-elle. […] Nous allons voir de plus en plus de phénomènes météo et de changements brusques de température. »

Julie Payette estime toutefois qu’il est possible de renverser la tendance en se tournant vers d’autres types d’énergie, comme l’éolien par exemple. Celle qui a observé la Terre du haut de l’espace fait confiance à l’ingéniosité humaine pour y arriver.

Plus l’eau réchauffe, plus le niveau de la mer monte

Un autre participant à la Traversée du Saint-Laurent, l’océanographe Serge Lepage, se dit très surpris de ne voir aucune glace. Il explique toutefois que la température de l’eau de plus en plus élevée fait monter le niveau de la mer.

En réchauffant, la masse d’eau prend de l’expansion, ce qui fait monter le niveau de la mer; lentement, mais inexorablement.

Serge Lepage, océanographe

Lors de la tempête du 30 décembre, rappelle M. Lepage, deux phénomènes ont convergé, s’additionnant au niveau de la mer plus élevé.

Morceaux de bois devant les commerces.

La temête a laissé une cicatrice au coeur de la ville touristique de Percé.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

« Il y a eu le phénomène de baromètre inverse, c’est-à-dire une pression très basse qui a fait monter le niveau de la mer. De plus, les vagues étaient poussées par des vents très forts. Si le littoral avait été englacé, nous n’aurions pas eu autant de dommages. »

M. Lepage confirme qu’on observe une diminution de l’englacement depuis environ 50 ans, mais surtout depuis les dernières années, ce qui rend le littoral de plus en plus vulnérable.

D'après les renseignements de Bruno Lelièvre

Est du Québec

Changements climatiques