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Foyers de soins : l’idée de caméras de surveillance ne fait pas l’unanimité au N.-B.

Une caméra dans une chambre

Une caméra dans une chambre d'un centre de soins de longue durée au Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'idée de permettre l'installation de caméras de surveillance dans les chambres des foyers de soins, comme le propose le gouvernement du Québec, suscite des avis partagés au Nouveau-Brunswick.

Après avoir entendu plusieurs histoires inquiétantes lorsque son père résidait au Domaine des bâtisseurs, à Edmundston, Guildo Thibodeau appuie cette idée sans hésitation.

« Ce n'est pas contre les employés. Ce n’est pas contre l'administration. C'est pour avoir une vérité flagrante », affirme Guildo Thibodeau.

France Bossé, fille d'un résident du Domaine des bâtisseurs, préférerait pour sa part ne pas avoir à se rendre là.

« Je n'aime pas cette idée-là. J'aime faire confiance aux gens. J'aimerais qu'on puisse leur faire confiance et avoir la conscience tranquille, sauf qu'avec ce qui arrive, peut-être que ce serait une option », indique-t-elle.

Justin Wies, directeur adjoint et responsable des services juridiques à l'Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, ne croit pas qu’il soit nécessaire d'installer ce genre de dispositif.

« Nous prenons très au sérieux les allégations de [mauvais traitements] et de négligence envers nos résidents. Mais nous prenons aussi la violation des droits à la vie privée très au sérieux », souligne Justin Wies.

L'Association des foyers de soins avance qu'il existe bien d'autres solutions plus efficaces et qui n'enfreignent pas nécessairement la vie privée des résidents et des employés.

Le foyer de soins Domaine des bâtisseurs, à Edmundston

Le foyer de soins Domaine des bâtisseurs d'Edmundston.

Photo : Radio-Canada

De son côté, Jean-Luc Bélanger, de l'Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, croit qu'il est très pertinent de songer à installer des caméras. Par contre, il estime qu'il y a beaucoup de travail à faire pour connaître la situation réelle des résidents dans les foyers avant de songer à cette solution.

« On a besoin, au Nouveau-Brunswick, d'évaluer toute la situation des [mauvais traitements] faits aux aînés, qui [ne sont] pas nécessairement toujours [d'ordre] physique, soit verbal, soit financier. Il y a différentes formes », explique Jean-Luc Bélanger.

De plus, M. Bélanger estime qu'il est difficile de comparer la situation des deux provinces. Comme beaucoup de foyers de soins au Québec sont publics, M. Bélanger n'est pas certain que le Nouveau-Brunswick pourrait adopter le genre de loi qui se prépare au Québec.

D’après le reportage de Kassandra Nadeau

Acadie

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