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L'Ontario français pleure la mort d'Adrien Cantin

Adrien Cantin en entrevue à TFO
Le journaliste franco-ontarien Adrien Cantin n'est plus. Photo: TFO/Sonar
Radio-Canada

La communauté franco-ontarienne et médiatique est en deuil. Le journaliste franco-ontarien Adrien Cantin s'est éteint à l'âge de 68 ans des suites d'un cancer.

Originaire de Hearst, dans le Nord de l'Ontario, Adrien Cantin a travaillé pendant près de 40 ans dans les médias de langue française.

Il s’est illustré dans les domaines de l’écrit, de la radio et de la télévision en Ontario français, notamment au journal Le Droit, à Radio-Canada et à TFO.

Un de ses anciens collaborateurs, Réjean Grenier, de Sudbury, salue la contribution et l’influence d’Adrien Cantin.

C’est un des grands dans le journalisme franco-ontarien, c’est un peu un précurseur, c’est aussi une personne qui a réfléchi à ce qu’est le média franco-ontarien, qui avait des idées là-dessus et qui les rendait publiques.

Réjean Grenier, ancien collègue

Réseaux sociaux

Les gens ont été nombreux à saluer la carrière d'Adrien Cantin sur les réseaux sociaux.

Adrien Cantin a commencé sa carrière de journaliste dans les années 1970 avec des séjours de 2 ans respectivement aux hebdomadaires La Gazette de Maniwaki et Le Nord, à Hearst, sa ville natale.

Son cousin, Omer Cantin, est l'ancien propriétaire de ce journal. Selon lui, la confiance qu'il a su donner aux Francos-Ontariens est le plus grand héritage d'Adrien Cantin.

C'est un gars qui était sûr de ses moyens, sûr de ses idées. Je pense qu'il a su verser une bonne partie de cette confiance aux Francos-Ontariens

Omer Cantin, cousin et ancien propriétaire du Journal Le Nord

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, affirme que « les sujets sur lesquels il faisait un reportage, il rendait ça toujours profondément humain et il avait une connexion avec la communauté francophone ».

Le Droit

En 1980, Adrien Cantin a été journaliste au quotidien Le Droit et a ensuite fait la transition vers la radio et la télévision, à Radio-Canada à Toronto.

L'ancien président et éditeur du journal Le Droit, Pierre Bergeron, dit de lui « qu'il était le journaliste franco-ontarien qui connaissait le mieux l'Ontario français, du nord de ses origines à Hearst jusque dans tous les recoins de la francophonie ontarienne ».

 

Après un autre séjour au journal Le Droit comme éditorialiste, il s’est démarqué dans les années 1990 en tant qu’animateur et producteur délégué de l’émission d’affaires publiques Panorama, sur les ondes de TFO.

Rachel Desaulnier a été journaliste à cette émission durant quatre ans. « Ce que j'ai appris de lui c'est vraiment cette question d'avoir le courage de ses convictions et que les francos-ontariens méritent de la qualité dans les médias », dit-elle.

Engagement auprès de la francophonie

Le professeur à l'Université d'Ottawa Gilles LeVasseur a travaillé plusieurs années avec Adrien Cantin, notamment à l'Association canadienne-française de l'Ontario. Il le décrit comme une personne engagée qui voulait changer les choses et qui n'avait pas peur « de dire tout haut ce que tout le monde dit souvent tout bas ».

Mais ce qu'il retient surtout, c'est son rire.

Il avait un rire tellement fort, tellement agréable, tellement contagieux. C'était quelque chose qui nous motivait à vouloir parler et jaser

Gilles LeVasseur, ancien collègue

Aux yeux de Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Adrien Cantin « rappelle l'importance d'avoir une communauté francophone dynamique, forte et unie ».

Adrien Cantin a su faire vivre la francophonie dans les médias. Quotidiennement, il transmettait avec passion l'actualité et il ne manquait pas d'indiquer son attachement à l'Ontario Français

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

Les Francos

Adrien Cantin a participé, dans les années 1990, à la réalisation de la série télévisée Les Francos, où il a démontré son attachement à sa ville natale, Hearst, et à la francophonie ontarienne.

Il a ensuite enseigné le journalisme à La Cité collégiale et a écrit des biographies de personnalités franco-ontariennes, soit l’ex-politicien Bernard Grandmaître et l’homme d’affaires Rhéal Leroux.

Il a aussi été pendant environ un an le directeur général de l’Association de la presse francophone, un réseau canadien de journaux francophones en situation minoritaire.

Adrien Cantin habitait à Ottawa depuis plusieurs années. Les détails des obsèques seront dévoilés plus tard.

Avec des informations de Francis Bouchard et de Stéphany Laperrière

Toronto

Francophonie