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Trump président : la Hollywood du Nord inquiète

Photo d'un clap de cinéma sur un tournage

Un clap de cinéma sur un tournage

Photo : iStock / Jag_cz

Radio-Canada

L'investiture de Donald Trump crée des incertitudes économiques dans le secteur du film de la Colombie-Britannique. Une industrie qui a généré deux milliards de revenus en 2016, une année record.

Les studios de la maison de production Bright Light Pictures, à Burnaby, représentent un gros calibre de l'industrie cinématographique en Colombie-Britannique, qui vit presque entièrement grâce aux productions américaines. La série Timeless de NBC nourrit, par exemple, les artisans locaux depuis deux ans.

Bien qu’elle soit en pleine santé, l’industrie se trouve aujourd’hui à la merci de Washington, comme l’explique Jonathan Shore, vice-président de Bright Light : « Le travail vient des États-Unis, c'est certain. Le dollar, les crédits d'impôt et les talents que nous avons attirent les Américains. C'est super bon, maintenant j'espère que ça va continuer. »

Une mine d'or qui se sent fragilisée depuis l'arrivée de Donald Trump à Washington, avec son plan protectionniste et son intention de modifier l'Accord de libre-échange nord-américain. « Nous sommes anxieux, car nous aimons l'ALENA, il protège l’industrie culturelle », souligne Jonathan Shore.

Le comédien Yurij Kiss

Le comédien Yurij Kiss.

Photo : Radio-Canada

L’incertitude règne donc pour les 35 000 travailleurs de l'industrie, comme le comédien Yurij Kiss qui se retrouverait au chômage sans les Américains. « C'est des gigs 100 % américaines pour moi, c’est un très bon gagne-pain, je ne travaille pas beaucoup sur des productions canadiennes », affirme-t-il.

Et Jonathan Shore de nuancer à propos de Donald Trump : « Pour l'instant il ne s’occupe pas trop de la Californie, c’est plus les industries normales que tout le monde utilise comme l’automobile. Nous sommes dans une petite niche de films et de télévision dont il ne s'occupe pas trop et on espère que ça va rester comme ça. »

Donald Trump a toutefois pu goûter au dédain d'Hollywood par la bouche de l'actrice Meryl Streep lors de la cérémonie des Golden Globes il y a quelques jours. La comédienne la plus récompensée d’Hollywood a dénoncé les idées de Donald Trump qu’elle considère fermées aux étrangers qui peuplent pourtant l'industrie cinématographique.

« Il y a comme une guerre entre lui, Hollywood, lui et la presse en général. S'il veut punir les producteurs américains, Trump pourrait très bien mettre en oeuvre une politique protectionniste et pourrait bien leur interdire de tourner au Canada », craint Yurij Kiss, concluant que le monde de la fiction devient donc spectateur attentif du déroulement prochain de la réalité à Washington.

D’après un reportage de Geneviève Milord

Colombie-Britannique et Yukon

Cinéma