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« Nous serons là, dimanche à La Loche », soutient l'Autorité régionale de santé

En 1979, l'incendie d'un train transportant des produits dangereux a forcé l'évacuation des résidents de Mississauga, en Ontario.

Radio-Canada

Le pdg de l'Autorité régionale de santé Keewatin Yatthé, Jean-Marc Desmeules, sera à La Loche dimanche pour participer à la commémoration de la fusillade mortelle du 22 janvier 2016.

Il se rendra dans la communauté à titre personnel, mais aussi professionnel, puisque son organisme a pris l'initiative de dépêcher sur place une équipe de spécialistes pour aider la communauté à passer à travers cette journée chargée d'émotions.

Un texte de Pascale Bouchard

Une dizaine de spécialistes, tant en santé mentale qu'en toxicomanie, porteront dimanche des brassards distinctifs et pourront au besoin porter assistance aux personnes qui n'arriveront pas à porter le flot d'émotions, affirme M. Desmeules.

On veut que les gens se sentent supportés, accueillis. S'ils ont besoin, on va être là. On va avoir une présence qui va être identifiée, tout en étant discrète.

Jean-Marc Desmeules, pdg Autorité régionale Keewatin Yatthé

Le pdg de l'organisme prépare depuis décembre dernier les moindres détails de l'intervention de son équipe dimanche. Les spécialistes seront disponibles à l'intérieur de l'école secondaire de La Loche, où se tiendra la cérémonie.

« Dans une commémoration comme ça, il va définitivement y avoir des déversements d'émotions, ils vont pleurer. On va leur dire "si vous avez besoin d'une épaule, on est là pour vous." »

Jean-Marc Desmeules, pdg de l'Autorité régionale de santé Keewatin YatthéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-Marc Desmeules, pdg de l'Autorité régionale de santé Keewatin Yatthé

Photo : Autorité régionale de santé Keewatin Yatthé

De l’aide pour ceux dans l’ombre

Jean-Marc Desmeules souligne qu'en plus de l'équipe qui sera à l'école, des intervenants seront au centre de santé de La Loche pour appuyer les employés et leur famille, et que d'autres pourront aussi, au besoin, veiller sur les proches de l'adolescent responsable de cette fusillade.

« Il ne faut pas oublier cette personne, sa famille et ses proches. La Loche est une communauté qui est tissée serrée. Les gens se connaissent tous, ils sont plus ou moins reliés par la famille, les amis, les connaissances », souligne-t-il.

La famille de la personne qui a malheureusement commis ce geste ne doit pas être oubliée, c'est mon humble opinion. Je crois qu'on doit accorder à cette famille-là tout le support et l'aide qu'elle pourra avoir besoin.

Jean-Marc Desmeules, pdg Autorité régionale Keewatin Yatthé

Ressources toujours insuffisantes

Jean-Marc Desmeules, pour qui la dernière année a été très chargée, reconnaît par ailleurs que les ressources actuelles en santé mentale sont insuffisantes à La Loche, même si beaucoup d'efforts ont été faits au cours de la dernière année.

Deux conseillers en toxicomanie, deux thérapeutes en santé mentale, une infirmière en santé mentale en milieu communautaire et un travailleur communautaire en prévention du suicide assistent la communauté depuis le drame de l'an passé. De plus, une psychiatre de Saskatoon se déplace tous les mois à La Loche, ce qui n'avait jamais été le cas avant la tragédie.

Jean-Marc Desmeules estime que même si rien n'est parfait, les gens de La Loche ont tout de même eu une grande partie de l'aide dont ils avaient besoin au cours de la dernière année.

« De mon point de vue, je vous dirais que oui [ils ont eu l'aide nécessaire] parce qu'il y a un énorme travail qui a été fait à la suite de la tragédie pour supporter la communauté de La Loche, pour supporter aussi nos employés qui ont été impliqués volontairement ou involontairement dans la tragédie.

Affiche de bienvenue à l'entrée de La LocheAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Loche en Saskatchewan

Photo : Radio-Canada

Population résiliente

Jean-Marc Desmeules croit aussi à la force de caractère et à la résilience des résidents du secteur.

« Bien sûr, nous avons des barrières. Bien sûr, nous avons des contraintes, des restrictions. Nos défis ne sont pas les mêmes que dans le reste de la province, mais […] c'est fantastique de voir comment les gens sont courageux, comment les gens sont déterminés à prendre en main leur destin », fait-il valoir.

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