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Un lichen gaspésien pourrait aider à lutter contre les caries

lichen dans les mains d'une chercheuse

Ce lichen a des propriétésqui pourraient aider à combattre des problèmes buccaux.

Photo : Normand Voyer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'Université Laval et de l'Université de Genève ont découvert deux molécules dans un lichen qu'on retrouve notamment en Gaspésie et dans le Nord québécois, qui détiendraient des propriétés pouvant aider à combattre des problèmes buccaux, comme entre autres, des caries.

Ces propriétés antibactériennes pourraient s'avérer utiles pour lutter contre des maladies parodontales, ajoute le chimiste et professeur à la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval Normand Voyer.

Le lichen en question, appelé Stereocaulon paschale, se trouve sur certaines montagnes gaspésiennes, dont le mont Jacques-Cartier et le mont Albert, ainsi que sur de hauts sommets de Charlevoix. Mais principalement, le lichen pousse dans les régions subarctiques et arctiques, précise M. Voyer. « Certaines qu’on a trouvées ont démontré une efficacité à combattre […] la carie dentaire et la gingivite. »

« Peut-être qu’un jour on verra des rince-bouche et des dentifrices et qui seront améliorés »

— Une citation de  Normand Voyer, chimiste et professeur à la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval

Écoutez l’entrevue de Normand Voyer ICI lors de l’émission Bon pied, bonne heure, avec Bruno Lelièvre.

molécules et lichenAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Deux des 13 molécules identifiées sur ces plantes sont uniques sur la planète précise le chercheur.

Photo : Claudia Carpentier

Il explique que les chercheurs désiraient connaître la composition de cette plante, qui pousse dans des conditions très difficiles. Elle vit dans un climat nordique où il n’y a pas beaucoup d’eau et peu de lumière.

« Ça confirme un peu l’hypothèse que les plantes nordiques soumises au stress produisent des molécules et des substances chimiques différentes », dit-il.

Toutefois, il est encore trop tôt pour déterminer si cette récente découverte peut mener à de réelles applications médicales ou industrielles.

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