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La Terre établit un troisième record de chaleur de suite en 2016

Le champ de glace de l’Alaska qui alimente le glacier Mendenhall.
Le champ de glace de l’Alaska pourrait avoir disparu d’ici 2200 si le réchauffement climatique se poursuit au rythme actuel. Photo: AP/Becky Bohrer
Associated Press

La Terre a établi un troisième record de chaleur de suite en 2016, ont annoncé mercredi des scientifiques du gouvernement américain qui blâment principalement le réchauffement climatique et le phénomène météorologique El Nino, qui s'est maintenant dissipé.

Deux agences fédérales américaines, la NASA et la NOAA, ont annoncé qu'il a fait encore plus chaud en 2016 qu'en 2015.

NOAA a calculé une température mondiale moyenne de 14,84 degrés Celsius, dépassant de 0,04 degré Celsius le record précédent.

Les données de la NASA, qui incluent davantage de mesures dans l'Arctique, révèlent qu'il a fait 0,22 degré Celsius de plus en 2016, comparativement à 2015.

Le responsable de ce dossier à la NASA, Gavin Schmidt, a déclaré qu'il a fait « énormément chaud dans l'Arctique, ça dépassait tout comparativement à tout le reste ».

5e record en 12 ans

Des données sont colligées depuis 1880. C'est la cinquième fois en douze ans que la Terre établit un nouveau record de chaleur. Les marques précédentes avaient été établies en 2016, 2015, 2014, 2010 et 2005.

L'Organisation météorologique mondiale et d'autres agences qui surveillent la météo de la planète s'entendent pour dire que 2016 a battu des records, tout en prévenant que la seule lecture du mercure ne raconte pas toute l'histoire du réchauffement extrême. Seulement 12 % du réchauffement serait attribuable à El Nino, le reste provenant de la combustion du charbon et des hydrocarbures.

Selon NOAA, il a fait 0,94 degré Celsius de plus en 2016 que la moyenne du 20e siècle, tandis que la NASA a mesuré 0,99 degré Celsius de plus.

Moins de « journées parfaites »

Les chercheurs estiment que le réchauffement climatique se traduira notamment par la perte d'une dizaine de « journées parfaites » (ni trop chaudes, ni trop froides, ni trop humides) d'ici la fin du siècle.

Le monde compte en moyenne 74 journées du genre par année depuis 30 ans, un nombre qui glissera à 70 d'ici 2035, puis à 64 pendant les 20 dernières années du siècle.

Les changements varieront toutefois grandement d'une région à l'autre, et les villes qui perdent des journées parfaites en été pourraient en revanche obtenir des journées plus douces en hiver.

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