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Caméras de surveillance dans les CHSLD : le projet reçoit un accueil mitigé en Abitibi-Témiscamingue

Une caméra dans une chambre d'un CHSLD

Une caméra dans une chambre d'un CHSLD

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La décision du gouvernement du Québec de permettre aux patients demeurant en CHSLD d'installer des caméras de surveillance dans leur chambre reçoit un accueil mitigé dans la région. Les orientations ministérielles indiquent que les patients ou la personne qui le représente légalement peuvent décider eux-mêmes s'ils souhaitent installer un dispositif d'enregistrement ou une caméra.

Avec les informations de Jean-Marc BelzileTwitterCourriel 

Le réseau FADOQ en Abitibi-Témiscamingue croit que c'est une bonne nouvelle pour la sécurité des aînés. La directrice régionale, Monique Roy, assure qu'il ne s'agit pas d'un vote de non-confiance envers les travailleurs. « Je pense qu'il faut se mettre dans la peau des gens qui ont comme milieu de vie un CHSLD. Quand on a réussi à se mettre dans la peau de la personne qui reçoit les services, on peut comprendre. Je pense, par contre, qu'il ne faut pas non plus s'en aller dans une paranoïa collective et dire que tous les patients doivent avoir une caméra dans leur chambre », fait-elle valoir.

Au syndicat de la CSN en Abitibi-Témiscamingue, on ne croit pas que cette mesure soit nécessaire. Le président, Giacommo Bouchard, affirme que ce ne sera pas très bien reçu par ses membres.

« Je peux comprendre qu'une personne veuille protéger quelqu'un de sa famille aussi, mais je comprends encore plus un travailleur qui n'a pas envie d'être filmé tout le temps, c'est un peu le phénomène "Big Brother", tu te sens toujours surveillé alors ça donne une pression inutile », soutient-il.

Mauvaise cible, selon la FIQ

À la Fédération interprofessionnelle de la santé, la vice-présidente du syndicat, Nancy Moore, qui a travaillé en CHSLD, croit qu'on s'attaque au mauvais problème.

« Un patient disons, qui reste couché sur le sol, ça se peut qu'il reste sur le sol par manque de personnel. On va venir juste d'aller voir la personne puis 5 minutes après la personne va tomber, c'est sûr qu'avec la surcharge de travail qu'on a bien c'est certain que la personne va rester plus longtemps par terre », explique-t-elle.

Pour sa part, le Centre intégré de santé et services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) affirme vouloir prendre le temps d'analyser en détail ces nouvelles directives avant de commenter.

Abitibi–Témiscamingue

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