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Des chercheurs étudient le changement climatique et la croissance du homard

Adam Cook dépose un homard dans une cuve remplie d'eau

Le chercheur Adam Cook étudie dans un laboratoire du ministère des Pêches et des Océans les effets des eaux plus chaudes sur la croissance du homard.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des scientifiques du ministère des Pêches et des Océans (MPO) se penchent sur les liens possibles entre le réchauffement de l'océan Atlantique et les débarquements records de homards au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et dans la baie de Fundy.

Le chercheur Adam Cook, spécialiste du homard au ministère, souligne que ces deux régions connaissent les plus grandes hausses de température.

Selon lui, la température des eaux exerce une influence sur le stock de homards. D’autres facteurs peuvent aussi contribuer à la croissance du stock, notamment la baisse simultanée du nombre de prédateurs.

Plus d'oeufs dans les eaux plus chaudes en laboratoire

Les scientifiques observent un réchauffement des eaux depuis une dizaine d’années. Ils ont noté des records de températures en 2012 et en 2016. Des chercheurs travaillant dans les laboratoires du MPO en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick étudient les effets des eaux plus chaudes sur la ponte des oeufs, la qualité des oeufs et la période de mue.

Les chercheurs constatent souvent un plus haut taux de développement des oeufs et de mue qui permettent aux homards de grandir plus vite, souligne Adam Cook.

Il précise toutefois que les conditions dans les laboratoires ne sont pas exactement les mêmes que dans la nature. Les homards au fond de la mer peuvent se déplacer pour vivre dans les eaux dont la température leur plaît. Même dans les eaux plus chaudes, dit-il, il peut y avoir des endroits relativement près l’un de l’autre où la température est différente.

Croissance des débarquements

Selon les estimations préliminaires du fédéral, les débarquements de homards dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse ont atteint près de 40 000 tonnes en 2015-2016. Ils avaient une valeur supérieure à 500 millions de dollars.

Dans la zone de pêche 34, qui s’étend de Shelburne à Digby, les pêcheurs ont débarqué 28 467 tonnes de homards valant 417 millions de dollars. Le poids des débarquements dans le secteur a presque triplé durant les 20 dernières années.

Dans la zone 33, de Halifax à Shelburne, le MPO estime les débarquements à 9800 tonnes valant 147 millions de dollars. Les débarquements ont quintuplé dans ce secteur en 20 ans.

Un homard bleuAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La nature produit parfois des homards de couleur différente. Ce spécimen bleu fait partie des recherches de Pêches et Océans Canada sur les effets des eaux plus chaudes.

Photo : Radio-Canada

Le MPO a présenté la semaine dernière son évaluation 2016 du stock de homards au large du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Le homard est abondant dans ces régions, souligne Adam Cook.

Le chercheur ajoute que la croissance à l’heure actuelle est inhabituelle. Durant les dernières décennies, les stocks de homards ont atteint des plateaux, puis ils ont recommencé à croître. La croissance actuelle ne donne pas l’impression qu’elle s’arrêtera dans les deux ou trois prochaines années.

Avec les informations de CBC

Acadie

Industrie des pêches