•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le tiers des cas d'asthme diagnostiqués à tort, selon une étude de l'Université d'Ottawa

Une femmes fait des examens pour savoir si elle souffre d'asthme.

Une patiente fait des examens pour savoir si elle souffre d'asthme à l'hôpital d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Josée Guérin

Radio-Canada avec La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une personne sur trois ayant récemment reçu un diagnostic d'asthme n'est pas atteinte par la maladie, révèle une étude publiée mardi dans Journal of the American Medical Association.

La nouvelle étude (Reevaluation of Diagnosis in Adults with Physician-Diagnosed Asthma) menée par le docteur Shawn Aaron, directeur de la division de pneumologie à l'Université d'Ottawa, suggère que ces personnes ont en fait reçu à tort un diagnostic ou se remettent déjà de la maladie.

À lire aussi : Le facteur « asthme »

« Ce n'est pas toujours un mauvais diagnostic, [...] parce que l'asthme peut s'améliorer spontanément », a précisé le chercheur.

Dans 20 % des cas, l'asthme est en rémission. Dans les autres cas, majoritairement, le diagnostic était erroné dès le début.

Qu'est-ce que l'asthme?

L'asthme est une inflammation chronique des voies respiratoires qui cause le souffle court, une respiration sifflante et des quintes de toux sèche.

L'étude s'est cantonnée à l'évaluation d'adultes. « On ne sait pas ce qui se passe pour les enfants », a expliqué le Dr Aaron.

Pour bien diagnostiquer l'asthme, il faut faire un test simple, la spirométrie. Les patients inspirent dans un tube, ce qui permet de détecter le volume de l'air dans les poumons et la vitesse à laquelle l'air circule.

« Environ 75 % des gens qui ont reçu un mauvais diagnostic n'avaient pas subi ce test », a signalé le professeur. « Cela indique qu'on a un problème dans notre communauté ».

Il y a beaucoup de gens qui prennent des médicaments pour l'asthme, alors qu'ils n'en ont pas besoin.

Une citation de : Le Dr Shawn Aaron, directeur de la division de pneumologie à l'Université d'Ottawa

Le fait de prendre des médicaments contre l'asthme alors que l'on n'est pas asthmatique entraîne des coûts inutiles évalués à 1000 $ par an. Les effets secondaires de ces médicaments sont aussi importants, selon le chercheur. Ils peuvent causer de l'ostéoporose, des cataractes et des champignons dans la bouche.

Un rapport publié en octobre 2016 révélait aussi que 9 Canadiens sur 10 ayant l’asthme ne le maîtrisaient pas.

« Nous observons une lacune flagrante dans les connaissances à toutes les étapes du processus de cette maladie relativement répandue », a réagi la présidente-directrice générale du bureau national de l’Association pulmonaire canadienne, Debra Lynkowski, dans un communiqué. « L’asthme est une maladie pulmonaire sérieuse et les Canadiens qui en sont atteints méritent un diagnostic adéquat pour pouvoir le maîtriser ».

Le saviez-vous?

Les causes de l'asthme sont complexes, à la fois liées à une susceptibilité génétique et à divers facteurs tels que la pollution de l'air, la fumée de tabac, le stress, les émotions fortes, l'effort ou les infections.

Avec les renseignements de la journaliste Josée Guérin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !