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Pour ne pas souffrir en silence du stress post-traumatique

Le syndrome de stress post-traumatique mis en lumière au Nouveau-Brunswick

Une organisation produit une vidéo promotionnelle dans le but de rappeler à ceux qui souffrent du syndrome de stress post-traumatique qu'ils ne sont pas seuls. Le tournage a eu lieu vendredi à Dieppe.

Le Tema Conter Memorial Trust vient en aide aux militaires et aux premiers répondants. Ce sont des métiers qui augmentent le risque de développer un syndrome de stress post-traumatique.

Des dizaines de personnes touchées de près ou de loin par le syndrome de stress post-traumatique ont participé au tournage de la vidéo de sensibilisation pour, ultimement, briser le silence qui règne parfois autour de cette affection.

On entre travailler tous les matins, puis on sait dans quoi on s'embarque, mais on ne sait jamais le soir, lorsqu'on va retourner chez nous, si on va être dans le même état d'esprit.

Jason Roy, gendarme au détachement Codiac de la GRC

Jason Roy reconnaît que le syndrome de stress post-traumatique guette tous ces premiers répondants qui sont souvent témoins d’événements difficiles. Il se réjouit que l’association Tema Conter Memorial Trust ait pris l’initiative de faire de la sensibilisation au sujet de la santé mentale.

« C’est une très belle opportunité pour donner une voix à la maladie mentale, associée à notre domaine », affirme-t-il.

Dommages collatéraux

Angela Gevaudan n’est pas une première répondante, mais elle a perdu son mari il y a trois ans. Ce dernier était policier à la GRC Codiac et a été assassiné dans une fusillade.

Angela GevaudanAngela Gevaudan, chez qui on a diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique il y a deux ans, a perdu son époux dans une fusillade.. Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

« C’est quelque chose qui me touche personnellement [et] c’est vraiment quelque chose qui vient me chercher », explique Mme Gevaudan.

« La chose la plus importante, vraiment, c’est d’être honnête avec soi-même et de demander de l’aide. »

Alain Renaud est pompier et bien qu'il ne souffre pas de stress post-traumatique, il reconnaît que c'est une réalité qui touche son milieu professionnel.Alain Renaud est pompier et bien qu'il ne souffre pas de stress post-traumatique, il reconnaît que c'est une réalité qui touche son milieu professionnel. Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Alain Renaud, un pompier de Dieppe, croit aussi qu’un tel soutien est important, bien que lui ne sente pas en avoir besoin. « On n’a pas tous les mêmes armes par rapport à ça, donc c’est important d’avoir des gens derrière nous qui nous aident à digérer les problèmes traumatiques », a-t-il exprimé. Il affirme ne pas souffir de stress post-traumatique, mais assure qu'il n'hésiterait pas à faire appel aux services offerts si le besoin se faisait sentir.

D'après le reportage de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Santé mentale