•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les trésors cachés de l'Université de Sherbrooke

La coordonnatrice des expositions et de l'animation à la Galerie d'art du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, Suzanne Pressé

La coordonnatrice des expositions et de l'animation à la Galerie d'art du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, Suzanne Pressé

Photo : Radio-Canada / Renée Dumais-Beaudoin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La collection de la Galerie d'art de l'Université de Sherbrooke contient de nombreux trésors dont un Riopelle évalué à plus d'un million de dollars.

D'après un reportage de Renée Dumais-Beaudoin

« Depuis toujours, depuis 1964, autant la Galerie que la collection, la direction de l'Université de Sherbrooke s'est investie au niveau de la diffusion de l'art contemporain, mais aussi de l'acquisition de l'art contemporain, c'est-à-dire les artistes vivants. C'est dire que nous avons une collection d'artistes novateurs, originaux et aboutis aussi », explique, d'entrée de jeu, la coordonnatrice des expositions et de l'animation à la Galerie d'art du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, Suzanne Pressé.

L'Université de Sherbrooke ne sort pas d'argent de ses coffres pour acquérir des oeuvres. « C'est fait sous forme de don en échange d'un reçu d'impôt. On a beaucoup de propositions de dons : des centaines par année. Ce sont beaucoup des collectionneurs, des avocats, des médecins qui, chaque année, se départissent d'un certain nombre d'oeuvres », souligne-t-elle.

Un comité d'acquisition évalue toutes les offres de don. « On n'accepte pas toutes les offres. [...] Acquérir, ça coûte cher. Il faut les remiser dans un endroit où il y a un contrôle de température et d'humidité. Il faut écrire dessus, les documenter, c'est de la recherche. C'est pour dire que ce n'est pas un cabinet de curiosités », note Suzanne Pressé.

Une collection sur 140 km!

La collection de la Galerie d'art compte 2000 oeuvres. « Des artistes québécois pour la plupart, mais nous en avons quelques-uns des États-Unis et de l'Europe. Le plus beau de la collection, c'est la collection du prêt d'oeuvre d'art. Tout le personnel peut en choisir pour mettre dans son bureau. Il y a 930 oeuvres d'accrochées dans les trois campus. Ma fierté, c'est qu'il y a une exposition permanente de 930 oeuvres dans autant de bureaux, de bibliothèques, de salles de conférence qui servent de galerie d'art sur 140 km! », se réjouit Mme Pressé.

Piroche, une oeuvre majeure de RiopelleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Piroche, une oeuvre majeure de Riopelle

Photo : riopelle.ca

Le joyau de la collection de la Galerie d'art de l'Université de Sherbrooke est assurément l'oeuvre de Riopel, Piroche. « C'est une oeuvre majeure de 1979. Nous en avons plusieurs de Riopelle dans la collection. Ce sont 10 médecins de Sainte-Justine qui l'avaient acquise en 1979 et qui l'ont donnée tout de suite à l'Université de Sherbrooke. » L'oeuvre, exposée dans le hall d'entrée de la Galerie d'art, mesure un peu plus de 2 mètres. Elle a été évaluée il y a moins d'un an et l'oeuvre vaudrait 1,5 million de dollars.

Le Riopelle de l'Université de Sherbrooke possède un système de sécurité particulier. « Si quelqu'un y touche, une cloche sera déclenchée. La cage d'escalier, qui passe près, a aussi été modifiée pour empêcher d'y toucher. À proximité, il y a une porte. Elle est armée. On ne peut donc pas circuler par là pour éviter les chocs thermiques », raconte la directrice.

La collection fait une grande place aux artistes de la région aussi comme Richard-Max Tremblay qui a grandi à Bromptonville et Michel Goulet. « On est audacieux. On prend des risques », soutient Suzanne Pressé.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
L'une des oeuvres de la Galerie d'art de l'Université de Sherbrooke

Le reportage de Renée Dumais-Beaudoin

Photo : Radio-Canada / Renée Dumais-Beaudoin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !