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Une faible couverture de glace sur le Saint-Laurent pourrait devenir la norme

Déferlement de vagues au Rocher Blanc à Rimouski le 30 décembre 2016

Déferlement de vagues au Rocher Blanc à Rimouski le 30 décembre 2016

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

Une étude publiée jeudi par l'Institut Maurice-Lamontagne constate que la tendance générale au réchauffement des eaux du Saint-Laurent s'est poursuivie en 2016. Elle s'est toutefois manifestée différemment de l'année précédente, avec une diminution marquée du couvert de glace.

Le chercheur en océanographie physique à Pêches et Océans Canada, Peter Galbraith, était à l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli jeudi pour présenter les conditions océaniques qui ont prévalu dans le Saint-Laurent en 2016.

Le chercheur en océanographie physique à Pêches et Océans Canada, Peter Galbraith, était à l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli jeudi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chercheur en océanographie physique à Pêches et Océans Canada, Peter Galbraith, était à l'Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli jeudi.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Il s'est entre autres attardé au volume de glace observé sur le fleuve l'an dernier, qui était le troisième plus faible en presque 50 ans. Le cours d’eau a aussi connu cinq de ses couverts de glace les plus faibles depuis 1969 dans les sept dernières années.

Une tendance qui n’est pas près de s’inverser, selon le chercheur.

On commence à s’approcher d’un régime où ça [un faible couvert de glace], ça va être la normalité des choses, puis ça va prendre des exceptions d’hiver froid pour retrouver de la glace.

Peter Galbraith, chercheur en océanographie physique à Pêches et Océans Canada

Il associe ce phénomène au réchauffement climatique.

En moyenne, un degré plus chaud, c’est un couvert de glace qui dure deux semaines de moins, donc si on se projette dans un futur de, par exemple, deux degrés et demi de plus chaud en hiver, ça nous dit qu’on va avoir cinq semaines de moins de couvert de glace.

Peter Galbraith

La température des eaux de surface du golfe s'est légèrement refroidie en 2016, sauf dans l'estuaire du Saint-Laurent, où les chercheurs ont enregistré, de mai à novembre, une température moyenne record de 8,3°C dans les eaux de surface.

Cette température s'avère la plus chaude enregistrée en 30 ans de données.

La température des eaux profondes, pour sa part, a continué de se réchauffer. Les données moyennes du golfe en entier, à 250 et 300 mètres, sont à des niveaux records centenaires, soit depuis 1915.

D’après les informations de Denis Leduc.

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