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L'Abitibi-Témiscamingue aux prises avec une surpopulation de chats

Un chat à la SPCA de Rouyn-Noranda

Un chat à la SPCA de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Radio-Canada

Chaque année, des dizaines, voire des centaines d'animaux doivent être envoyés à l'extérieur de la région parce que la surpopulation dépasse largement les capacités d'adoption de la région.

Un texte d'Émilie Parent-BouchardTwitterCourriel 

À Val-d'Or, on doit faire appel à des familles d'accueil pour héberger les chats puisque la capacité d'accueil maximale d'une trentaine de chats est dépassée. La directrice générale, Lilianne Quesnel, explique que la situation s'améliore pourtant pour d'autres animaux. « Du côté des adoptions de chiens, ça va super bien. Notre gros problème, comme à chaque année, c'est avec les chats. On est en surpopulation de chats comparativement à l'année passée », souligne-t-elle.

La situation est particulièrement criante à Rouyn-Noranda. Chaque année, la SPCA reçoit entre 400 et 600 chats abandonnés ou errants. La directrice générale de l'organisme explique que les chats accueillis requièrent d'autant plus des soins diversifiés.

« Celui-ci a été trouvé errant dans une poubelle, explique-t-elle. Il a besoin de soins [spéciaux] à sa patte. On a aussi une deuxième petite chatte qui a été trouvée congelée dans un stationnement », ajoute-t-elle.

La technicienne en santé animale Joannie Racicot-BabineauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La technicienne en santé animale Joannie Racicot-Babineau

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

La technicienne en santé animale, Joannie Racicot-Babineau, affirme pour sa part en voir de toutes les couleurs. « Quand ce sont des cas vraiment compliqués, on les envoie en clinique. Par contre, on est la première ligne pour les animaux errants. Donc les cas spéciaux, les cas où il y a négligence, où un animal errant est retrouvé vraiment blessé, ça va être nous les premiers à le voir... malheureusement », soutient-elle.

Stériliser les animaux

Sa collègue, Annie Girard, ajoute que la solution est pourtant simple.

La stérilisation, c'est toujours ce qu'on veut faire. C'est toujours une responsabilité. On entend souvent des gens dire que non, ils ne veulent pas faire stériliser leurs animaux, mais c'est important parce qu'au bout de quatre ans, un couple de chats peut faire jusqu'à 20 000 chats...

Annie Girard

La directrice générale de la SPCA de Rouyn-Noranda, Silvia Loiselle, explique que l’organisme se contente pour l’instant de transférer le surplus de bêtes.

« On transfère des animaux. C'est une initiative qu'on doit prendre parce que là, à un moment donné, il faut se départir de ces chats-là, puis on n'a pas assez de foyers d'adoption, on n'a pas assez de gens pour venir adopter tous ces félins-là, malgré qu'on fait entre 30 et 40 adoptions par mois, ce n'est pas suffisant », affirme-t-elle.

Un programme de parrainage a d'ailleurs été mis en place pour financer les soins de base et la stérilisation en vue de favoriser l'adoption des animaux.

Abitibi–Témiscamingue

Animaux