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Jane Fonda à Edmonton pour parler d'environnement

Jane Fonda

Jane Fonda est à Edmonton pour parler d'environnement

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Jane Fonda était de passage à Edmonton mercredi pour donner une conférence à l'Université de l'Alberta à la suite de sa visite des sables bitumineux à Fort McMurray, la veille, qui a été froidement accueilli par des résidents et des activistes propétrole.

Une texte de Marie-Pier Mercier et Camille Martel

L’actrice américaine était entourée de chefs autochtones, de l’environnementaliste de Greenpeace, Melina Laboucan Massimo et par la militante et actrice canadienne, Barbara Williams.

Le panel a pris la parole afin de dénoncer l’approbation, par le gouvernement Trudeau, de deux projets de pipeline, soit la Ligne 3 et Trans Mountain de Kinder Morgan.

Selon Jane Fonda, les Autochtones n’ont pas été consultés dans ces décisions.

« Justin Trudeau se vante d’être le héros de l’environnement et de l’inclusion, mais il a trahi ses promesses », déplore-t-elle.

Après avoir survolé les sables bitumineux, mardi, Jane Fonda les a qualifié de dégoûtants. « C'est comme si quelqu'un avait pris ma peau et l'avait décollée de mon corps », a-t-elle dit.

Jane Fonda a également mis en garde la population contre le nouveau président américain élu, Donald Trump, qui pourrait changer la donne en matière d’environnement au Canada, mais aussi ailleurs dans le monde.

Le chef autochtone Allan Adam, de la Première Nation Athabasca Chipewyan, a profité de l'occasion pour lancer un message au premier ministre, Justin Trudeau, mais aussi à Donald Trump, leur disant qu’il s'opposerait à tout pipeline.

Nous sommes au 21e siècle. Nous devrions progresser, pas stagner. J’ai honte d’être Albertain et d’être Canadien.

Allan Adam, chef de la Première Nation Athabasca Chipewyan
Jane Fonda et son panel à EdmontonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jane Fonda et son panel à Edmonton

Photo : Radio-Canada

« Des sables bitumineux dangereux »

Le panel a également affirmé que les sables bitumineux sont nocifs pour la santé.

Allan Adam a affirmé qu’il n’est pas un environnementaliste, mais un père de famille qui apporte de la nourriture contaminée chez lui. « C’est assez », a-t-il dit.

L’actrice Barbara Williams a comparé, quant à elle, les sables bitumineux à un cancer et à l’exploitation de la forêt amazonienne.

Jane Fonda a toutefois voulu dire aux travailleurs des sables bitumineux qu’elle n’est pas là pour les dénigrer, mais que le temps presse et qu’il faut agir pour sauver la planète.

Selon le chef autochtone Stewart Philip de la Colombie-Britannique, il n’y a pas seulement les Première Nations qui s’opposent aux projets de pipelines. L'enjeu devient donc une « voie vers la réconciliation ».

Un accueil froid à Fort McMurray

Jane Fonda froidement accueillie à Fort McMurray

Certains ont critiqué le fait que Jane Fonda soit une personnalité publique et affirmé que sa présence était mal venue. « Nous allons arrêter de médiatiser la visite des célébrités lorsqu’elles viendront en Alberta pour applaudir les progrès », a répondu Allan Adam.

Jane Fonda s'est d’ailleurs fait accoster à la sortie d'un restaurant alors qu'elle venait d'avoir une discussion avec des représentants des communautés autochtones sur les effets négatifs des sables bitumineux sur l'environnement.

L'activiste Robbie Picard, du groupe propétrole OilSands, a interrompu l'entrevue que Jane Fonda accordait à CBC dans le stationnement du restaurant. Il lui a demandé si elle était au courant que des communautés autochtones avaient elles-mêmes investi dans des projets de sables bitumineux.

Jane Fonda s'est éclipsée lors de cette altercation, puis les personnes qui l'entouraient ont demandé à Robbie Picard de ne pas lui poser de questions.

On m’a dit que j’étais une étrangère. Je réponds que nous sommes tous étrangers sur les terres des Premières Nations.

Jane Fonda, actrice américaine et militante environnementale

Quelques instants plus tard, une activiste locale, Susan Plamondon, s'est approchée de Jane Fonda et lui a demandé en criant si « elle avait aussi survolé les terrains brûlés » lorsqu'elle a fait le tour des installations des sables bitumineux en avion.

Réaction de Rachel Notley

Lors d'un point de presse à Edmonton mercredi, pour principalement parler de l’approbation par la Colombie-Britannique du pipeline Trans Mountain, la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, n’était visiblement pas impressionnée par la visite de l’actrice. Elle lui a reproché de ne pas avoir fait adéquatement ses recherches avant de venir ici.

« Je ne pense pas que [sa visite] mérite l’attention médiatique qu’elle a reçue, car il est très clair qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait », a déclaré la première ministre.

 

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