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Le tumbling, un sport méconnu

Radio-Canada

Le tumbling est un sport spectaculaire qui reste pourtant méconnu parmi les autres disciplines de la grande famille de la gymnastique.

Un texte de Jacinthe Taillon

Le tumbling, qui consiste à un enchaînement de huit figures acrobatiques exécutées sur une piste élastique de 25 mètres, n’a pas sa place aux Jeux olympiques contrairement à la gymnastique artistique, qui y est depuis le début de l'ère moderne en 1896, ou la gymnastique rythmique et le trampoline qui y ont fait leur apparition en 1984 et 2000.

Le tumbling, lui, a acquis ses lettres de noblesse (ou olympiques) une seule fois, en 1932, à Los Angeles.

« C'est une discipline qui a eu un bon développement dans les années 1980. Mais, dernièrement, je vous dirais qu'il y a un petit peu un plateau par rapport aux offres que les athlètes ont », indique Stephan Duchesne, directeur de la haute performance trampoline et tumbling à Gymnastique Canada.

Les athlètes de tumbling ont beau être puissants et acrobatiques, leur sport n'attire pas suffisamment d'adeptes pour aspirer aux mêmes privilèges que les épreuves plus populaires de la gymnastique.

« Il y a la gymnastique, il y a le trampoline et, après, il y a nous, affirme la Québécoise Raphaëlle Villotte, membre de l’équipe canadienne de tumbling. On a moins de financement, donc les compétitions coûtent cher. C'est sûr qu'il y a toujours ça qui nous trotte dans la tête. C'est sûr qu'il faut qu'on accepte le fait qu'on est deuxième et vivre ça à 100 % quand même. »

Médaillée d’or aux Championnats panaméricains, disputés en décembre à Bogota (Colombie), Raphaëlle Villotte est parmi les trois meilleures au Canada. À 19 ans, elle doit encore se fier à ses parents pour payer une partie de ses compétitions. Malgré tout, elle adore ce qu'elle fait.

« Ce qui est le fun à mon niveau, c'est de participer à des compétitions. Donc, même si c'est un peu cher, j'essaie de me fixer des objectifs : celle-là je vais la faire, celle-là je vais la laisser de côté. Je vais faire les plus importantes. »

Et puisque le tumbling n'est pas près d'un retour aux Jeux olympiques, l’athlète de Saint-Lambert pourrait choisir de se recycler dans les arts du cirque parce que là, les athlètes de tumbling sont très populaires.

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