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Conflit du bois d'oeuvre : d'importants défis pour l'industrie en 2017

Du bois d'oeuvre (archives)

Du bois d'oeuvre (archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

2017 sera une année de défis pour l'industrie forestière, entre autres, avec le nouveau conflit sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis. L'entreprise Chantiers Chibougamau, située dans le Nord-du-Québec, qui produit du bois d'oeuvre, sera directement touchée par le conflit. La compagnie, qui est aussi propriétaire de la Scierie Landrienne, en Abitibi, croit que celle-ci ne sera pas non plus épargnée par la surtaxe imposée par les Américains.

« Dans le cas de Landrienne, ce sont des impacts que l'on peut qualifier d'indirects, explique le porte-parole Frédéric Verreault, c'est-à-dire que la très vaste majorité de la production est destinée au marché canadien. Par conséquent, on n'est pas exposés aux contraintes qui seraient imposées par les Américains. Or, comme on est présents sur le marché canadien et qu'il y aurait des contraintes pour les autres producteurs à accéder au marché des États-Unis, ça va jouer du coude pour les consommateurs de bois d'oeuvre habituels de Landrienne au Canada. Il y aura un effet domino qui va très clairement pouvoir affecter les opérations à Landrienne aussi. »

Le marché des copeaux de bois, qui sert aux compagnies de pâtes et papier, connaît certaines difficultés. Ce fait représente un autre défi pour l'industrie forestière. Malgré tout, il y a un aspect positif, soit l'utilisation des poutres et des colonnes de bois lamellé-collé dans les constructions non résidentielles que produit Chantiers Chibougamau. « Ça fait au-delà d'une dizaine d'années qu'on travaille à implanter l'utilisation du bois dans la construction non résidentielle, [par exemple] les grosses poutres de bois apparentes, les colonnes, les panneaux de bois pour des bâtiments multiétagés. De ce côté-là, il y a très clairement des signaux positifs que l'on observe. 2016 a été une année extrêmement solide et on a des pourparlers avancés pour des projets très très emballants du côté américain, des tours d'habitation dans des grandes villes comme New York, qui sont en développement avancé », mentionne aussi Frédéric Verreault.

Les analystes s'attendent à ce qu'une surtaxe de 25 % soit imposée sur la valeur du bois de sciage canadien destiné aux États-Unis. Le marché américain représente plus de 6 milliards de dollars de revenus annuels pour les industriels canadiens.

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