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L’ancien directeur de Columbine apporte du réconfort à La Loche, en Saskatchewan

Le directeur de l'école secondaire de La Loche, Greg Hatch, aux côtés de l'ancien directeur de l'école Columbine aux États-Unis,Frank DeAngelis

Le directeur de l'école secondaire de La Loche, Greg Hatch, aux côtés de l'ancien directeur de l'école Columbine aux États-Unis,Frank DeAngelis

Photo : Radio-Canada / Pascale Bouchard

Radio-Canada

Dix-huit ans après la tuerie de l'école Columbine, dans l'État du Colorado, aux États-Unis, Frank DeAngelis, l'ancien directeur, continue d'accompagner les communautés en deuil. Ce dernier était de passage lundi à La Loche, dans le nord de la Saskatchewan, pour commémorer la fusillade, un an plus tard.

Un texte d'Audrey Paris

Celui qui est passé par le deuil et la colère après la mort tragique de douze élèves et d’un professeur dans son école souhaite apporter du soutien à la communauté de La Loche. « Je ne suis pas un expert de la violence dans les écoles, mais j’apporte de la crédibilité quand je leur dis que je comprends ce qu’ils ressentent », explique Frank DeAngelis.

Un lieu de recueillement en souvenir des victimes de la tragédie de La Loche

Les médias étaient invités lundi à participer à une conférence de presse pour souligner le premier anniversaire de la tragédie de La Loche.

Photo : Radio-Canada

Je leur ai dit : c’est un marathon, pas un sprint.

Frank DeAngelis

L’ancien directeur de Columbine a également expliqué aux survivants, témoins et victimes de la fusillade de La Loche, que le retour à la vie normale est presque impossible. « Ils doivent redéfinir ce qu'est que la vie normale. Et c’est ce que je leur dis », ajoute M. DeAngelis. Il précise qu'il est important pour lui de se déplacer dans les communautés en deuil parce qu'il peut voir de près la réaction des gens quand il leur parle. « En personne, c'est vraiment mieux que de seulement leur parler par Skype », affirme M. DeAngelis.

L’ancien directeur a souligné que pour les gens qui vivent des tragédies comme celle de La Loche, le souvenir ne s’efface jamais. « Parfois, des années plus tard, la mort d’un proche - qui n’est aucunement associée à la tragédie - peut raviver des souvenirs du passé », soutient-il.

Pas les mêmes ressources qu’à Columbine

« On a eu droit à un soutien bien différent », raconte l’ancien directeur. On avait accès à cinq ou six conseillers chaque jour à l’école. Ici, des enseignants doivent conduire de cinq à six heures pour se rendre à un rendez-vous avec un conseiller ». M. DeAngelis croit que cette situation doit changer.

Frank DeAngelis est toutefois conscient que la démographie de Littleton, au Colorado, diffère énormément de celle de La Loche. Lors de la tuerie d’avril 1999, l’école de Columbine accueillait environ 2000 élèves. L’école secondaire de La Loche, elle, compte 350 élèves.

L'ancien directeur de l'école Columbine, aux États-Unis, Frank DeAngelis

L'ancien directeur de l'école Columbine aux États-Unis, Frank DeAngelis

Photo : Radio-Canada

Ils ont besoin d’aide et c’est rassurant parce qu’ils osent demander de l’aide. C’est bon signe.

Frank DeAngelis

L’ancien directeur de Columbine a tenu à envoyer un message clair à la communauté de La Loche. Il dit que même à distance, il continuera de les aider. « Je vais être là pour eux lors du deuxième, troisième, et quatrième anniversaire, et plus encore. Parce qu'à Columbine, chaque fois qu’on voyait la lumière au bout du tunnel quelque chose arrivait et nous ramenait à notre douleur », indique-t-il.

La communauté de La Loche soulignera officiellement le premier anniversaire de la fusillade le 22 janvier, date à laquelle la tragédie est survenue. La communauté a demandé aux médias de ne pas se présenter lors de cette journée pour lui permettre de vivre son deuil en privé.

Avec une entrevue de Pascale Bouchard

Saskatchewan

Société