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Des chercheurs canadiens décryptent le code génétique du cancer de la prostate

Représentation d'un segment d'acide désoxyribonucléique (ADN)

Un segment d'acide désoxyribonucléique (ADN)

Photo : iStock

La Presse canadienne

Des chercheurs canadiens ont identifié l'« empreinte génétique » qui expliquerait pourquoi près du tiers des hommes qui souffrent d'un cancer de la prostate localisé et potentiellement guérissable présentent ensuite des métastases envahissantes après un premier traitement.

Un des coauteurs de l'étude, le Dr Robert Bristow, du Centre de cancérologie Princess-Margaret, à Toronto, soutient que cette découverte pourrait aider les médecins à offrir un traitement plus « personnalisé » dès que le cancer de la prostate est diagnostiqué chez un patient.

L'étude, dont les résultats ont été publiés en ligne lundi par la revue scientifique Nature, a analysé les tumeurs de 500 Canadiens qui souffraient de cancer de la prostate localisé et non héréditaire.

Les chercheurs ont utilisé les techniques de séquençage de l'ADN afin de comprendre comment les tumeurs de la prostate pouvaient varier d'un sujet à un autre.

Ces observations permettraient d'adapter le traitement en fonction des patients, ce qui augmenterait ses chances de réussite.

Dans une autre étude aussi publiée lundi, le Dr Bristow et ses collaborateurs indiquent comment ils ont réussi à décrypter le code génétique expliquant pourquoi le cancer de la prostate induit par mutation héréditaire d'un gène s'avère souvent mortel.

Selon le Dr Bristow, il reste maintenant à traduire ces découvertes en outils diagnostiques. Une nouvelle étude, concernant 500 autres hommes, sera ainsi menée au cours des trois prochaines années.

Les tumeurs de la prostate sont les plus malignes de toutes celles qui touchent les hommes au Canada. Elles constituent la troisième cause de mortalité par cancer dans cette population, après le cancer du poumon et le cancer colorectal.

On estime que 21 600 hommes ont appris en 2016 qu'ils souffraient d'un cancer de la prostate; environ 4000 en sont morts.

Santé