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De nombreux décrocheurs au Nouveau-Brunswick ont vécu de l'intimidation à l'école

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Radio-Canada

Le taux élevé d'analphabétisme chez les francophones au Nouveau-Brunswick est bien connu... Ce qui l'est moins, c'est l'intimidation à laquelle ont fait face de nombreux Néo-Brunswickois qui ont abandonné l'école.

C’est ce qui est arrivé à Stacy Carroll McGraw. La jeune femme de 19 ans tente maintenant de rattraper le temps perdu. Elle est retournée aux études pour terminer ses études secondaires.

« À la petite école, je me faisais souvent comme intimider par les autres, parce que j'avais un surplus de poids », relate-t-elle.

Stacy Carroll McGraw est très fière du chemin qu'elle a parcouru depuis qu'elle est retournée aux études. Elle veut devenir infirmière ou enseignante.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stacy Carroll McGraw est très fière du chemin qu'elle a parcouru depuis qu'elle est retournée aux études. Elle veut devenir infirmière ou enseignante.

Photo : Radio-Canada

Elle a commencé à avoir des difficultés scolaires dès la quatrième année. Elle a fini par décrocher avant de se rendre compte que sans diplôme d’études secondaires, il lui serait difficile de bien gagner sa vie.

Elle veut maintenant décrocher son diplôme pour pouvoir s’inscrire soit à l’université, soit au collège communautaire.

J'adore ça! Je pensais [que] ça allait être plate, [...] que je n'allais pas être capable, puis [que] j'allais me décourager. Mais [...] c'est vraiment facile! [...] Ça va à ton niveau. Tu vas à ton rythme.

Stacy Carroll McGraw

Un travail sur la confiance en soi

L’enseignante Susie Landry est là pour redonner confiance à ces étudiants traumatisés par l’intimidation qu’ils ont vécue.

Je ne fais pas juste de la math puis du français [...]. On essaie de bâtir leur confiance. De dire “regarde, t'es capable de le faire”

Susie Landry, Éducation des adultes

Elle estime que 75 % de ses élèves ont été victimes d'intimidation.

Susie Landry travaille à rebâtir la confiance de ses élèves qui ont vécu de l'intimidation.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Susie Landry travaille à rebâtir la confiance de ses élèves qui ont vécu de l'intimidation.

Photo : Radio-Canada

Ses méthodes ont eu un effet bénéfique sur Stacy. « Je ne suis plus dans ma carapace, là. [...] Je n’ai plus peur de dire ce que je pense. »

Quand elle revoit ses anciens tortionnaires, la jeune femme mesure tout le chemin qu’elle a parcouru.

« Je me dis [que] les personnes qui étaient après moi [...], qui m'insultaient [...] des fois [...], je regarde [où] ils sont rendus [et je dis] wow! Sérieusement, tu m'insultais [et maintenant] regarde où je suis rendue! »

Stacy se dirige vers une carrière en soins infirmiers ou en enseignement. Avec son retour en classe, elle estime que tous les espoirs sont permis.

D’après un reportage de Michel Nogue

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Éducation