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Des constructeurs automobiles tiennent tête à Donald Trump

Une usine de Fiat Chrysler Automobiles au Michigan

Une usine de Fiat Chrysler Automobiles au Michigan

Photo : Getty Images / Bill Pugliano

Reuters
Mis à jour le 

Alors que Fiat Chrysler Automobiles annonce un important investissement pour moderniser deux de ses usines américaines, Volkswagen et General Motors n'ont pas l'intention de se laisser intimider par le futur président américain.

Fiat Chrysler Automobiles a annoncé dimanche qu'elle allait investir un milliard de dollars pour le rééquipement et la modernisation de deux usines situées dans le Midwest, dont une produira des camionnettes de type Ram actuellement fabriquées au Mexique.

Le constructeur automobile précise que cet investissement se traduira par la création de plus de 2000 emplois. Il précise qu'il envisage d'ajouter à sa gamme de production trois nouveaux modèles Jeep, dont une camionnette.

Cette annonce survient au moment où le président désigné Donald Trump a menacé jeudi Toyota d'une « lourde taxe frontalière » si le constructeur exporte vers les États-Unis des voitures assemblées au Mexique.

Le futur occupant de la Maison-Blanche, qui entrera en fonctions le 20 janvier, s'en est pris au cours de sa campagne à Ford et à General Motors, leur reprochant de produire à moindre coût au Mexique voisin, au détriment de l'emploi aux États-Unis.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale  

Pour bon nombre de constructeurs, le salon de l'automobile qui s'est ouvert ce week-end à Détroit sera l'occasion de mettre en valeur des projets d'investissement aux États-Unis.

Le président directeur général de Daimler, Dieter Zetsche, a annoncé dimanche pendant le salon que le groupe investirait 1,3 milliard de dollars supplémentaires pour développer la production de VUS dans son usine de l'Alabama.

Hinrich Woebcken, directeur général de Volkswagen en Amérique du Nord, a dit dimanche à Reuters prévoir des investissements de 7 milliards de dollars aux États-Unis de 2015 à 2019 ainsi que le lancement de la fabrication de son nouveau modèle de VUS Atlas.

Volkswagen dispose d'une usine au Mexique depuis 50 ans et ne prévoit pas de déplacer vers les États-Unis ses emplois mexicains.

« Nous ne prenons pas nos décisions d'investissement en fonction des cycles des administrations », a-t-il déclaré, défendant un « horizon à 8, 12, 14 ans ».

General Motors ne modifiera pas non plus ses plans en fonction de Donald Trump. La directrice générale du constructeur automobile américain, Mary Barra, a rappelé que les décisions importantes dans l'industrie sont prises de deux à quatre ans à l'avance, même si le président désigné menace d'imposer une taxe sur l'importation de la Chevrolet Cruze du Mexique vers les États-Unis. (Avec AP)

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