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Non, la Flamme du centenaire n’est pas éternelle

Radio-Canada

C'est une idée reçue qui a le don d'agacer Robert Labonté, le responsable de l'entretien de la Flamme du centenaire. Peu le savent, mais ce feu symbolique qui semble brûler à longueur d'année devant le parlement canadien est éteint plusieurs fois par an.

,Inaugurée le 31 décembre 1966 pour le 100e anniversaire du Canada, la Flamme du centenaire ne s’est plus jamais éteinte depuis… Sauf pour son entretien.
Robert Labonté, technicien en systèmes d'immeubles pour Services publics et Approvisionnement Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Labonté, technicien en systèmes d'immeubles pour Services publics et Approvisionnement Canada.

Photo : Radio-Canada

« On l’éteint quatre fois par année pour faire la maintenance, pour la nettoyer, pour être sûr qu’elle brille quand elle est supposée », précise M. Labonté.

Une plaque installée sur le brûleur de la Flamme commémore le centenaire du Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une plaque installée sur le brûleur de la Flamme commémore le centenaire du Canada.

Photo : Radio-Canada

À l’automne, ce symbole national cesse même de fonctionner une semaine complète, le temps que Services publics et Approvisionnement Canada procède au remplacement de l'eau par du glycol non toxique afin de prévenir le gel.

Un détail du rebord de la fontaine de la Flamme du centenaire montrant des écussons de chaque province ou territoire avec leur date d'entrée dans la Confédération.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sur le rebord de la fontaine se trouvent des écussons de chaque province ou territoire avec leur date d'entrée dans la Confédération.

Photo : Radio-Canada

Pourtant, beaucoup continuent de croire que la Flamme du centenaire brûle sans interruption depuis 50 ans.

« C’est quelque chose de commun. Quand on a des visites d’élèves, leurs professeurs vont leur en parler, des fois des compagnies de tour guidé vont le mentionner. Je les corrige de temps en temps, j’essaye d’être poli, mais ce n’est vraiment pas éternel », explique le technicien en systèmes d'immeubles.

Robert Labonté est en train de nettoyer la Flamme du centenaire à l'aide d'un jet d'eau à haute pression.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Labonté se dit chanceux et fier de prendre soin de la Flamme du centenaire.

Photo : Radio-Canada

Cette Flamme, qui ne devait vivre que pour l'année du centenaire, s'est avérée extrêmement populaire auprès du grand public et des touristes en particulier.

À tel point que le symbole temporaire est devenu permanent, occupant avec le temps une place centrale lors de moments historiques, des manifestations ou des cérémonies de recueillement.

Des pièces de monnaie récoltées dans la fontaine autour de la Flamme du centenaire.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La tradition est de lancer des pièces de monnaie dans la fontaine autour de la Flamme du centenaire. Les bonnes années jusqu'à 6000 $ peuvent être récoltées.

Photo : Radio-Canada

« L’idée qu’elle brûle sans arrêt est plaisante. Ça montre comment sont les Canadiens. C’est pourquoi je fais [l’entretien] assez tôt le matin pour que peu de personnes le remarquent. C’est peut-être pourquoi elle a encore la réputation d’être éternelle », glisse malicieusement M. Labonté.

 

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