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Grand Montréal : le marché immobilier favorise de plus en plus les vendeurs

Pancarte de maison vendue

Pancarte de maison vendue

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans plusieurs quartiers de la grande région de Montréal, le marché immobilier a basculé en faveur des vendeurs en 2016, notamment pour la vente de maisons unifamiliales.

Un texte de Benoît Chapdelaine

En 2016, 39 926 maisons, copropriétés ou autres propriétés résidentielles ont été vendues dans la région métropolitaine, selon les données de la Chambre immobilière du Grand Montréal. Cela représente une hausse de 5 % par rapport à 2015. C'est la deuxième hausse consécutive après quatre baisses entre 2011 et 2014.

Le prix moyen a grimpé de 4 % pour atteindre 349 573 $, moins de la moitié des 729 922 $ enregistrés dans la région de Toronto.

Du côté des unifamiliales, « la plupart des secteurs de l'ouest de l'île étaient déjà, à la fin 2015, en territoire vendeur », selon Paul Cardinal, directeur de l'analyse à la Fédération des Chambres immobilières du Québec.

M. Cardinal précise qu'en 2016 les quartiers Ahuntsic, Île-des-Soeurs, Le Plateau-Mont-Royal s'y sont ajoutés, de même que les secteurs où les demeures sont plus chères, notamment Westmount, Outremont et Mont-Royal.

Paul Cardinal observe des mouvements similaires dans certains quartiers de Laval, à Boisbriand, à Sainte-Thérèse et dans plusieurs villes de la Rive-Sud comme Brossard, Longueuil et Boucherville.

Copropriété : le surplus se résorbe

Des milliers d'immeubles en copropriété ont poussé dans la région ces dernières années, principalement au centre-ville de Montréal, dont beaucoup demeurent invendus ou inoccupés. On observe toutefois des changements dans ce secteur.

« On est encore dans un marché où l'acheteur a davantage que le vendeur le gros bout du bâton pour la copropriété », indique Paul Cardinal. « Le surplus s'est résorbé de manière significative en 2016. On n'est pas loin de l'équilibre, mais la grande majorité des secteurs demeurent à l'avantage des acheteurs. L'une des seules exceptions est le secteur sud-ouest de l'île de Montréal qui comprend Griffintown et Saint-Henri. Sur la Rive-Sud, on a Boucherville et Saint-Bruno. »

Croissance modérée en 2017

Contrairement à 2015 et à 2016, l'année 2017 sera marquée par un ralentissement des ventes, selon Paul Cardinal, principalement à cause des nouvelles règles d'emprunt hypothécaire en vigueur depuis la mi-octobre. Une éventuelle hausse des taux d'intérêt pourrait aussi décourager des acheteurs potentiels.

Je pense qu'au niveau des taux d'intérêt, ça fait quelques années qu'on anticipe des hausses qui ne se concrétisent pas, mais en 2017, cette fois-ci, ce sera vrai. D'ailleurs, on a déjà vu quelques augmentations des taux hypothécaires cinq ans à l'automne.

Paul Cardinal

M. Cardinal estime cependant que la croissance du marché de l'emploi et le faible taux de chômage au Québec vont en revanche encourager les ventes de propriétés.

Les cartes ci-dessous, produites par la Fédération des chambres immobilières du Québec avec le système Centris, représentent l'évolution du marché immobilier entre 2015 et 2016.

En orange, les zones où le marché favorise les acheteurs.
En gris bleu, celles où le marché favorise les vendeurs.
En gris, celles où le marché est équilibré.

Lorsque les propriétés se vendent rapidement, on dit qu'il s'agit d'un marché de vendeur. Si elles se vendent lentement, il s'agit d'un marché d'acheteur. Et entre les deux, d'un marché équilibré.

Faites glisser la bande verticale de droite à gauche pour comparer la situation en 2015 et en 2016.

Unifamiliales :

 

Copropriétés :

 

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