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Le recul des gauches d'Amérique latine

Dilma Rousseff

Dilma Rousseff

Photo : Reuters / Paulo Whitaker

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors qu'on voit un peu partout dans le monde une montée nette des populismes, le contraire semble se produire en Amérique latine, en particulier en Amérique du Sud. Un continent qui, dans son histoire, en a connu, des populistes, des caudillos et des dictateurs, et qui en revient.

Un texte de Jean-Michel Leprince

La gauche – ou plutôt les gauches – dont le chef de file était le charismatique Hugo Chavez, est en train de quitter la scène.

Au Venezuela, le successeur désigné de Chavez, Nicolas Maduro, préside une catastrophe économique et sociale qui ne peut durer. Difficile à comprendre, mais elle dure encore.

Au Brésil, la gauche plus modérée, réformiste, d’Ignacio Lula da Silva a perdu le pouvoir. Dilma Roussef, qui lui a succédé à la présidence a été destituée.

En Argentine, le parti péroniste de Cristina Kirchner a cédé la place à Mauricio Macri, de la droite libérale.

Des changements à venir

Evo Morales
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Evo Morales, président de la Bolivie

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Juan Karita

De gros morceaux. La gauche devrait garder le pouvoir aux élections en Équateur en 2017, mais la perdre au Chili. Il reste la Bolivie d’Evo Morales (élections en 2019), la gauche modérée (alliance de partis de gauche) de Tabaré Vazquez, en Uruguay, le Nicaragua de Daniel Ortega (réélu en 2016) et le Salvador de Salvador Sanchez Ceren.

Et, bien sûr, il reste la Cuba de Raul Castro, le modèle des récents populistes autoritaires d’Amérique du Sud.

Les autres pays d’Amérique centrale, la Colombie et le Mexique, sont dirigés par des gouvernements plutôt de centre droit.

Un grand facteur a contribué à miner les régimes populistes d’Amérique du Sud : la corruption, notamment au Brésil, en Argentine et au Venezuela. La baisse du prix des matières premières a provoqué une situation générale de crise économique qui ne les a pas aidés à continuer à financer leurs politiques populistes.

Le Brexit de la Colombie

En 2016, le gouvernement colombien a perdu son référendum qui devait ratifier la paix avec les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) après 52 ans de guerre civile. Tous les sondages le donnant largement gagnant, les gens ne sont pas allés voter. Le camp du non ne s’attendait même pas à le gagner. Dur coup pour les sondeurs, comme en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, qui en prennent pour leur grade.

Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Timoleon Jimenez, ratifie l'accord de paix après le président du pays, Juan Manuel Santos, à Bogota, le 24 novembre 2016.
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Le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) Timoleon Jimenez ratifie l'accord de paix après le président du pays, Juan Manuel Santos, à Bogota, le 24 novembre 2016.

Photo : Getty Images / Luis Robayo

Finalement, après renégociation, l’accord de paix a été ratifié par le Congrès. À cause de ça, la revue The Economist a nommé la Colombie pays de l’année. L'année précédente, c’était l’Uruguay de José (Pepé) Mujica, pour ses réformes progressistes : légalisation du cannabis en 2013, de l’avortement et du mariage homosexuel – un cas unique en Amérique latine.

Donald Trump et l'Amérique latine

À surveiller : l’effet Trump au Mexique et les menaces sur l’ALENA, l’immigration clandestine, le mur à la frontière.

À suivre également : l'effet Trump à Cuba. Va-t-il défaire les mesures de normalisation des relations de Barak Obama? Les avis sont partagés.

Le président cubain Raul Castro fait un salut militaire devant la tombe de son frère, Fidel Castro, gardée par deux soldats.
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Quelques heures après les funérailles de l'ex-président Fidel Castro, à Santiago de Cuba, la population a commencé à défiler devant sa tombe.

Photo : Reuters / Marcelino Vazquez

À Cuba, 2017 sera l’année de la succession. Avec la disparition de Fidel Castro, son frère Raul est seul à la barre, mais seulement jusqu’en février 2018. Il quittera alors la présidence de la république. Qui va le remplacer? Mystère, mais le pouvoir passera, après 59 ans, de la génération historique à celle qui n’a pas connu la révolution.

Enfin, au Venezuela, à quand la chute de Nicolas Maduro? À suivre.

 

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