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Érosion à Cap-Bateau, au N.-B : « On panique »

L'érosion fait des ravages à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.

L'érosion fait des ravages à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté Daniel Duguay

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des vents forts et de très grosses vagues au cours des derniers jours ont encore grugé une partie des caps dans la communauté côtière de Cap-Bateau, sur l'île Lamèque. Déjà inquiets depuis plusieurs années, des résidents affirment qu'ils commencent à paniquer.

Un texte de René Landry

Daniel Duguay voit sa maison se rapprocher du cap après chaque grande tempête.

« Tous les ans, je perds une quinzaine de pieds de terrain, déplore-t-il. Mon puits artésien n'est plus qu'à une vingtaine de pieds du cap. Je crains que l'eau salée finisse par contaminer mon puits. Ça n'a plus de bon sens. On a besoin d'un enrochement le long de la côte et ça presse. »

C'est sûr qu'on panique, moi puis mes voisins.

Daniel Duguay, résident de Cap-Bateau, N.-B.

Le 30 décembre, de grandes vagues soulevées par des vents forts du sud-est ont fait des dégâts. « C'est comme ça depuis quelques années, explique Daniel Duguay. Et ça n'arrête pas. »

Cette petite chaloupe décorative et le petit phare semblent être à la veille de se retrouver à la mer, à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette petite chaloupe décorative et le petit phare semblent être à la veille de se retrouver à la mer, à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Gracieuseté Donald Larocque

Le lendemain de la tempête, Donald Larocque a pris des photos des caps ravagés dans sa communauté. Il se souvient d'un grand terrain près de chez son oncle, le long des caps, où il jouait à la balle avec ses amis. Il avait une douzaine d'années. « Aujourd'hui, le terrain n'est plus là, constate-t-il. Il est rayé de la carte. Ça veut dire que la mer se rapproche. »

De gros morceaux du cap sont arrachés par les éléments, à Cap-Bateau, au Nouveau-BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De gros morceaux du cap sont arrachés par les éléments, à Cap-Bateau, au Nouveau-Brunswick

Photo : Gracieuseté Donald Larocque

Il note aussi que la mer n'est pas gelée, ce qui laisse libre cours aux vagues de venir se fracasser sur les caps. « Ça laisse beau jeu à dame Nature de s'amuser », laisse-t-il tomber.

Daniel Duguay et Donald Larocque savent que le député libéral provincial Wilfred Roussel est bien au fait de la situation et qu'il tente d'amener des solutions. Il n'a pas été possible d'obtenir des commentaires du député Roussel. En octobre dernier, celui-ci a affirmé qu'il préconisait une intervention dans les régions les plus menacées par l'érosion, comme à Cap-Bateau. « Sinon, si on attend après le désastre, c'est là que ça finit par coûter le plus cher », avait-il exprimé.

« Mais rien ne bouge, déplore Daniel Duguay. Il y a eu de l'enrochement le long des côtes dans d'autres communautés voisines, comme à Pigeon-Hill et à Miscou. Mais pas ici. »

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