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Victoire pour un homme de Québec et sa corneille

Simon Pérusse au palais de justice de Québec

Un homme de Québec, Simon Pérusse, souhaite garder une corneille comme animal domestique.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un homme de Québec, Simon Pérusse, pourra conserver chez lui sa corneille recueillie il y a sept ans. Le tribunal annule le constat d'infraction qui lui a été remis et lui permet de garder l'animal.

L’homme plaidait sa cause jeudi au palais de justice de Québec. Simon Pérusse contestait l'amende de 650 $ qui lui avait été remise en juin 2015 pour avoir gardé en captivité la corneille sans permis.

La juge de paix Nicole Martin, qui a rendu sa décision en après-midi, considère que l’animal, nommé Moko, avait la possibilité de s’échapper et que M. Pérusse lui a donné l'occasion de le faire.

« L'animal aurait eu plusieurs occasions de s'en aller, mais il ne l'a pas fait », a-t-elle souligné.

L'animal n'est donc pas en captivité, tranche la juge.

M. Pérusse, qui avait soutenu que l’oiseau apprivoisé ne pourrait survivre sans lui, se dit très soulagé. « Je suis bien heureux, l’important c’était de sauver Moko. La juge m’a remis Moko à 100 %, j’ai le droit de revenir avec au site, je peux aller me promener avec comme je veux. »

Pas raisonnable de l'abandonner

Simon Pérusse avait recueilli et soigné l'oisillon blessé. Il avait par la suite pris l’habitude d’emmener l'oiseau à son travail de guide au site historique traditionnel huron de Wendake.

La corneille baptisée MokoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La corneille baptisée Moko

Photo : Radio-Canada

La juge estime qu’il ne serait pas raisonnable d'abandonner l'oiseau à son sort, puisque l'animal a un handicap à l'une de ses ailes, ce qui l'empêche de voler.

En plus d'annuler le constat d'infraction, la juge retire les restrictions de garde qu’imposait le ministère de la Faune au propriétaire de l’oiseau. Depuis que le constat d'infraction avait été dressé, en juin 2015, Moko ne pouvait plus sortir en public.

Le constat d'infraction avait été remis à M. Pérusse après que l’homme eut fait une demande de permis auprès du ministère de la Faune pour conserver l’animal.

D'après les renseignements de Yannick Bergeron

Québec

Justice et faits divers