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Une émeute fait 56 morts dans une prison du Brésil

Au Brésil, des policiers militaires à la prison où une soixantaine de détenus sont morts.

Au Brésil, des policiers militaires à la prison où une soixantaine de détenus sont morts.

Photo : Getty Images

Reuters

Une émeute entre des gangs rivaux de trafiquants de drogue a fait au moins 56 morts à la prison de Manaus en Amazonie. Il s'agit des violences les plus meurtrières depuis plus de 20 ans dans un centre pénitentiaire au Brésil, ont indiqué lundi les autorités.

Plusieurs corps décapités ont été jetés par-dessus le mur d'enceinte, la majeure partie des victimes appartenant au Primeiro Comando da Capital (PPC), organisation criminelle établie à Sao Paulo. Les autorités avaient mentionné précédemment 60 morts.

Sergio Fontes, chef de la sécurité de l'État d'Amazonas, a expliqué que les violences avaient débuté tard dimanche soir. Les agents pénitentiaires n'ont repris le contrôle de la prison que lundi matin aux alentours de 7 h, heure locale (11 h GMT).

« Il s'agit d'un nouveau chapitre de la guerre silencieuse et sans merci que se livrent les narcotrafiquants », a dit Sergio Fontes à la presse. Les violences de Manaus ont opposé le gang PPC à celui de Comando Vermelho (CV, Commando rouge), établi à Rio de Janeiro, qui est le deuxième réseau de narcotrafiquants en importance du Brésil.

Les familles de prisonniers tentent d'obtenir de l'information sur leurs proches après l'émeute.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les familles de prisonniers tentent d'obtenir de l'information sur leurs proches après l'émeute.

Photo : Getty Images / MARCIO SILVA/AFP

Cent quatre-vingt-quatre détenus sont parvenus à s'échapper, dont 40 avaient pu être rattrapés lundi après-midi.

La prison Anisio Jobim, où s'est produite l'émeute, héberge actuellement 2230 détenus, bien que sa capacité ne soit que de 590 personnes. Les émeutes sont fréquentes dans les prisons du Brésil, où la surpopulation carcérale est régulièrement dénoncée par des organisations de défense des droits de l'homme.

Quelques heures après la fin de l'émeute à la prison Anisio Jobim, les détenus d'un centre de détention voisin ont déclenché une mutinerie et tenté de s'évader. La situation a été rapidement maîtrisée, ont indiqué les autorités.

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