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Une femme de Shippagan se bat pour obtenir une reconstruction mammaire subventionnée

Marie-Lou Noël espère que le gouvernement du Nouveau-Brunswick accepte de subventionner une reconstruction mammaire par lipogreffe.

Marie-Lou Noël espère que le gouvernement du Nouveau-Brunswick accepte de subventionner une reconstruction mammaire par lipogreffe.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La reconstruction mammaire est couverte par le régime d'assurance-maladie du Nouveau-Brunswick. Par contre, l'opération utilisant la lipogreffe ne l'est pas, au grand dam de Marie-Lou Noël, résidente de Shippagan.

Contrairement à la reconstruction mammaire traditionnelle, la lipogreffe utilise des tissus adipeux de la personne même, plutôt que d’insérer une prothèse artificielle.

« Plutôt que de faire une poitrine avec ce qui t'appartient pas, on t'offre de prendre ton corps et de le remettre dans ton corps ou de faire l'ajout pour que ton corps accepte mieux les prothèses », explique Marie-Lou Noël.

Cette femme de Shippagan, au Nouveau-Brunswick, a subi l'ablation des deux seins à la suite d'un diagnostic de cancer, il y a trois ans.

Moi j'ai toujours dit que je suis rentrée dans un mur de briques à 200 kilomètres/heure

Une citation de : Marie-Lou Noël

Elle espère que le gouvernement provincial cesse de considérer cette opération comme tenant de l’esthétique pour qu’elle puisse recouvrer son estime de soi.

Fernande Cantin, du Comité des femmes survivantes du cancer du sein, partage son avis.

« Ça fait trois ans qu'elle [Marie-Lou Noël] attend. C'est une jeune femme, elle est courageuse, mais je pense qu'on devrait [l’]aider », affirme Mme Cantin.

Cette militante croit qui plus est que le ministre de la Santé devrait faire preuve de sensibilité, et qu’il devrait surtout faire vite. « Ils n’ont pas besoin d'étudier la question pour une éternité. C'est immédiatement », lance-t-elle catégoriquement.

Mme Cantin craint aussi que le médecin spécialiste qui se charge d’effectuer de genre d’opérations quitte la région. « Si on ne reconnaît pas le travail du plasticien, Dr Collin, vous savez ce qui va arriver? Il va retourner au Québec, où il pratiquait », indique cette dernière.

En attendant que Mme Noël ait sa réponse de la province, le ministre de la santé, Victor Boudreau, a demandé à ses fonctionnaires d’analyser ce qui se fait ailleurs au pays. Des recommandations seront par la suite formulées.

D’après le reportage de François Vigneault

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