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Les services municipaux en zone rurale sont-il équivalents à ceux en zone urbaine?

« Montréal ce soir », 11 août 2003.

Radio-Canada

À Sudbury, les résidents demeurant en milieu rural ne reçoivent pas les mêmes services que ceux vivant en ville, pourtant ils paient autant de taxes.

Pour une famille du quartier de Whitefish, les factures qui s'accumulent les empêchent de réaliser des économies. La famille Murray vit à 45 minutes de Sudbury.

Tous les jours, les parents de la famille doivent prendre la route Fairbanks Est pour se rendre au travail, le seul itinéraire possible. Cette route est très mal entretenue, selon eux.

C'est rendu ridicule. Tous les trois mois, on doit faire l'entretien sur nos véhicules à cause des routes. On appelle la Ville et puis ils font juste remplir les trous.

Glenn Murray, résident du quartier Whitefish, Ville du Grand Sudbury

La famille Murray vit dans le quartier sud-ouest de la ville, qui compte plus de 800 kilomètres de routes. C'est le deuxième plus grand quartier, mais aussi l'un des plus ruraux. Environ 12 000 personnes y résident.

Selon le conseiller du quartier, Michael Vagnini, le conseil municipal ne se concentre que sur les projets de réfection routière au centre-ville. D'après lui, la fusion des villes pour former le Grand Sudbury en 2001 a réduit les services pour les résidents ruraux, tout en augmentant leurs taxes.

C'est la faute du conseil qui ne dépense pas l'argent au bon endroit. Nous devons regarder ce que nous faisons pour les communautés rurales.

Michael Vagnini, conseiller municipal

C'est un avis que partage la famille Murray.

« Nous avons des autobus scolaires qui ramassent les enfants. Mis à part ça, nous n'avons rien. Ah oui, il ramasse les poubelles aussi », dit Mireille Murray.

Leurs impôts s'élèvent à plus de 6 000 $ chaque année. À l'origine, les impôts fonciers s'élevaient à 9 000 $, ce qui est similaire à ce qu'on pourrait payer pour une propriété en bordure du lac Ramsey ou Nepahwin (au centre-ville). Ils ont ensuite contacté la ville pour leur faire comprendre qu'ils n'avaient pas les mêmes services que les gens du centre-ville.

La ville a accepté de baisser leurs impôts. Ils paient maintenant entre 6 000 et 6 500 $ par année, ce qui est encore beaucoup trop cher pour les services qu'ils reçoivent, selon eux.

« Avec la différence du prix de l'essence pour le voyage à tous les jours, ça nous coûte plus cher de vivre ici que de rester à Sudbury en ville », ajoute Glenn Murray.

Les factures d'électricité, quant à elles, dépassent les 400 $ par mois.

Avec le coût de la vie qui monte comme l'électricité et l'essence, parfois c'est très difficile, surtout quand on essaie d'épargner de l'argent pour l'éducation de nos enfants.

Mireille Murray, résidente du quartier Whitefish, Ville du Grand Sudbury

L'impôt foncier devrait augmenter de 3,6 % dès l'année prochaine.

Avec les informations de Jean-Loup Doudard et CBC

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