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Généalogie : trois Acadiens photographient 43 000 pierres tombales

Francis LeBlanc et Hector Boudreau

Francis LeBlanc et Hector Boudreau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois résidents de Moncton ont fait la chasse aux pierres tombales dans les cimetières du Nouveau-Brunswick. Ces passionnés de généalogie ont pris en photo plus de 43 000 pierres tombales dans l'espoir d'en découvrir davantage sur les lignées acadiennes.

Un texte d'Anne-Marie Provost

Francis LeBlanc, Hector Boudreau et sa femme Jeanita LeBlanc ont passé de longues heures pendant la saison chaude à sillonner des dizaines de cimetières acadiens dans le diocèse de Moncton.

Les trois résidents de Moncton ont pris en photos près de 43 000 pierres tombales, un travail de moine qui leur a pris plus de deux ans.

On faisait nos lunchs, on arrivait au cimetière et on s'installait avec nos appareils photo. Hector prenait une section et moi, j'en prenais une autre et on se rencontrait au milieu. Après, on mettait les photos ensemble pour les mettre sur des disques compacts.

Francis LeBlanc

S'ils ont fait tout ce travail, c'est que les pierres tombales regorgent de renseignements précieux, comme les dates de mariages, de naissance ou de décès.

Le cimetière de Grand-Barachois, dans le sud-est du Nouveau-BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le cimetière de Grand-Barachois, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada

Ces informations viennent compléter celles des registres des paroisses, compilées au Centre d'études acadiennes de l'Université de Moncton, et les archives provinciales du Nouveau-Brunswick.

Il y a beaucoup de dates et de noms sur les pierres tombales. Ça permet d'organiser les familles ensemble.

Hector Boudreau

Étoffer les arbres généalogiques

Avec tous ces renseignements, ils font le lien entre des familles acadiennes et bâtissent des arbres généalogiques, le tout bénévolement.

Dans le bureau d'Hector Boudreau et de sa femme trônent deux ordinateurs et des bibliothèques qui débordent d'archives.

Le couple utilise un logiciel américain dans lequel ils peuvent entrer de l'information qui vient étoffer les branches des différentes familles acadiennes.

Ce logiciel permet de bâtir des arbres généalogiquesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce logiciel permet de bâtir des arbres généalogiques

Photo : Radio-Canada

Au fil des ans, à l'aide de différentes sources, l'électricien à la retraite, qui travaille plusieurs heures par jour, a compilé plus de 670 000 personnes sur son logiciel.

J'ai commencé par faire l'arbre de ma famille. Ensuite, nous avons élargi. Nous recevons parfois des courriels de gens qui nous demandent leur arbre [généalogique].

Hector Boudreau

Les travaux du couple et de Francis LeBlanc permettent aussi de garder la trace des Acadiens, peu importe où ils se trouvent.

J'ai trouvé un dénommé Killorn, qui joue au hockey pour Lightning de Tampa Bay, en Floride. J'ai fait de la recherche sur lui, et sa grand-mère vient de Memramcook, c'est une Léger. C'est un grand joueur de hockey, un diplômé de Harvard.

Francis LeBlanc

C'est à un congrès de retrouvailles de grandes familles acadiennes en 1994 que Francis LeBlanc et Hector Boudreau se sont rencontrés. Depuis, ils ont développé une passion pour la généalogie, qui est devenue un centre d'intérêt commun.

De l'intérêt jusqu'aux États-Unis

Leurs travaux ont même attiré l'attention aux États-Unis.

Une Acadienne du Massachusetts avec qui ils sont en contact, Lucie LeBlanc Consentino, a mis en ligne leurs photos de pierres tombales sur un site d'archives acadiennes (Nouvelle fenêtre) qu'elle gère.

Ça l'a beaucoup aidé. Parce que les acadiens qui, en Nouvelle-Angleterre font parfois de la recherche sur leur descendance, il y en a qui ne savent même pas qu'ils ont des origines acadiennes.

Francis LeBlanc

S'ils se sont surtout concentrés sur les cimetières acadiens, le trio aimerait éventuellement prendre en photo les pierres tombales des cimetières des anglophones, si la santé et le temps le leur permettent.

Plusieurs francophones se sont mariés avec des anglophones et sont enterrés dans leurs cimetières.

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