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Des soins défaillants en santé mentale pour les Premières Nations

Les communautés de Stanley Mission et La Ronge sont en deuil, après le suicide de trois adolescentes en moins d'une semaine.
Certains services fournis aux peuples autochtones sont « moins accessibles ou pas financés à la même hauteur » que ceux assurés par les provinces. Photo: CBC / Devin Heroux
La Presse canadienne

Alors que le gouvernement de Justin Trudeau exhorte les provinces et territoires à accepter des transferts de fonds fédéraux destinés à la santé mentale, une note interne laisse entendre qu'il ne remplit pas sa propre obligation envers les enfants issus des Premières Nations qui sont atteints de troubles mentaux.

Le message obtenu en vertu de la Loi sur l'accès à l'information par le député néo-démocrate Charlie Angus révèle que dans certains cas, leurs parents n'ont d'autre choix que de les confier à des agences de protection de l'enfance pour s'assurer qu'ils reçoivent les soins appropriés.

La note destinée à la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, indique que certains services fournis aux peuples autochtones sont « moins accessibles et/ou pas financés à la même hauteur » que ceux assurés par les provinces.

Ils sont d'ailleurs fournis par des « paraprofessionnels ou des généralistes », alors que seuls des spécialistes les dispenseraient à l'extérieur des réserves, est-il précisé.

La note interne fait également état d'un sous-financement qui mène à des séjours prolongés à l'hôpital et à des déplacements, en plus d'éreinter les soignants.

Les enfants que l'on dirige vers des programmes provinciaux subissent souvent de longs voyages et des retards sans égard à leur culture ou à leurs traumatismes, ajoute-t-on.

Le message conclut que, afin de combler ces lacunes considérables, des investissements supplémentaires de même qu'une approche coordonnée et conforme aux besoins des familles seront nécessaires.

Charlie Angus reproche au gouvernement fédéral de « faire la morale » aux provinces et aux territoires alors qu'il ne se penche pas sur la situation qui relève de sa propre compétence.

Le député s'indigne des propos des libéraux qui ont affirmé que les transferts ciblés auraient suffi pour que tout Canadien âgé de moins de 25 ans reçoive des soins adéquats en matière de santé mentale.

Quand ils parlent de tous les Canadiens, ils parlent en fait de tous les Canadiens sauf les gens issus des Premières nations, et c'est inacceptable en 2016.

Charlie Angus, député du NPD

Lundi, les provinces et territoires ont rejeté en bloc l'offre fédérale qui prévoyait une enveloppe de 11,5 milliards de dollars sur 10 ans destinée principalement aux soins à domicile et à la santé mentale.

Manitoba

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