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Le Soudan du Sud échappe à un embargo sur les armes

Des rebelles lèvent leur arme dans un camp militaire de Juba, la capitale du Soudan du Sud.

Des rebelles lèvent leur arme dans un camp militaire de Juba, la capitale du Soudan du Sud.

Photo : Associated Presse / Jason Patinkin

Reuters

Le Conseil de sécurité des Nations unies n'a pas pu adopter vendredi un projet de résolution présenté par les États-Unis instaurant un embargo sur les armes au Soudan du Sud.

Sept des quinze membres du conseil ont voté pour et il y a eu huit abstentions. Pour être adoptée, une résolution doit recueillir au moins neuf voix, et ne faire l'objet d'aucun veto d'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité - Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie.

L'ambassadrice des États-Unis auprès de l'ONU, Samantha Power, a déploré le vote, estimant que « le peuple du Soudan du Sud en paiera le prix fort ». Des responsables de l'ONU ont avancé la crainte d'un possible génocide dans le pays.

Outre l'embargo sur les armes, le projet de résolution prévoyait de placer sur une liste noire l'opposant et ancien vice-président Riek Machar ainsi que le chef d'état-major de l'armée, Paul Malong, et le ministre de l'Information,

Michael Makuei. Ces trois personnalités auraient vu leurs avoirs gelés et auraient été interdites de déplacement à l'étranger.

La rivalité entre le président Salva Kiir, membre de l'ethnie Dinka, et Riek Machar, un Nuer, a conduit en 2013 à une guerre civile largement motivée par des raisons d'appartenance communautaire. Les deux hommes ont signé l'an dernier un accord de paix, mais les combats se poursuivent depuis cette date.

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