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Que deviennent les arbres de Noël dont personne ne veut?

Chaque année, des milliers d'arbres de Noël ne trouvent pas preneurs dans les terrains de vente saisonniers qui apparaissent un peu partout, à l'approche des Fêtes.

Chaque année, des milliers d'arbres de Noël ne trouvent pas preneurs dans les terrains de vente saisonniers qui apparaissent un peu partout, à l'approche des Fêtes.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Vous vous êtes peut-être déjà demandé ce que deviennent les arbres de Noël qui restent sur les terrains de vente saisonniers aménagés un peu partout à l'approche des Fêtes.

Il y en a des milliers qui ne trouveront pas preneurs, soit parce qu’ils sont trop petits ou trop gros, soit qu’ils n’ont pas une forme agréable.

Ces arbres ne finiront pas au dépotoir. Leurs propriétaires, les producteurs d’arbres de Noël, les récupèrent et leur trouvent une foule d’usages.

Un producteur de longue date du comté de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, Murray Crouse, affirme qu’il arrive généralement à estimer avec beaucoup de précision le nombre d’arbres qui seront vendus.

Murray Crouse dispose des branches de conifères autour de sa maison pour isoler sa fondation.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Murray Crouse dispose des branches de conifères autour de sa maison pour isoler sa fondation.

Photo : CBC/Stephanie vanKampen

Les quelques dizaines qu’il lui reste lorsque Noël arrive peuvent être transformés en mangeoires à oiseaux qu’il dispose autour de sa maison.

D’autres serviront à chauffer sa maison pendant l’hiver. D’ailleurs, des branches de conifères sont disposées contre sa fondation, tout autour de sa maison. Elles forment une couche d’isolation.

D’autres producteurs, comme Randy Naugler, de Bridgewater, réduisent les arbres restants en copeaux de bois qui seront répandus autour de leurs arbres toujours en croissance.

Ils deviennent de la matière organique et un fertilisant pour les arbres, explique M. Naugler. Tout a une valeur, rien ne se perd!

Une citation de : Randy Naugler, producteur d'arbres de Noël

« Les chèvres en raffolent »

Les chèvres dans les fermes de la région apprécient aussi les conifères qui ont été transformés en fourrage. Cette nourriture sert aussi de traitement vermifuge et elle aide les fermiers à réduire leurs coûts.

« Nous aimons bien ce boni », affirme Craig Sarty, qui élève des chèvres et des vaches à Rhodes Corner. « Et les chèvres en raffolent! »

Les chèvres de la ferme Rainbow Springs, sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse, raffolent des pousses de conifères.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les chèvres de la ferme Rainbow Springs, sur la côte sud de la Nouvelle-Écosse, raffolent des pousses de conifères.

Photo : CBC/Stephanie vanKampen

Des arbres invendus ont même abouti dans le passé à quelque 250 kilomètres des côtes de la Nouvelle-Écosse, à l’île de Sable, où ils ont servi à la construction de barrières pare-neige.

Les anciennes clôtures, faites à partir de fil de fer, blessaient les chevaux sauvages de l’île, d’où la décision de se tourner vers du bois provenant d’arbres de Noël.

Une foule d'usages

« Il y a beaucoup de choses qu'on peut faire avec son arbre [de Noël] lorsqu’on y pense », conclut un autre producteur, Lloyd Smith.

En plus de clôtures et de paillis, des arbres invendus et même ceux qui ornent les salons pendant les Fêtes ont déjà été utilisés pour contrer l’érosion côtière ou pour rétablir l’habitat des poissons dans certains cours d’eau.

M. Smith, pour sa part, débite simplement ses arbres excédentaires en bûches pour son foyer.

Avec les informations de CBC

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