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L'intégration au sein de la communauté : la clé de l'autonomie pour les réfugiés syriens

Hussein Qarqouz travaille dans une boulangerie de Sudbury.

Hussein Qarqouz travaille dans une boulangerie de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Radio-Canada

L’aide financière du gouvernement fédéral et des parrains privés pour les réfugiés syriens se termine après un an. Certains pourraient demander de l’aide sociale, s’ils n’ont pas trouvé un emploi assez bien rémunéré. Être intégrés dans leur communauté d'accueil est un atout pour pouvoir voler de leurs propres ailes.

Un texte de Natacha LavigneTwitterCourriel 

Selon Statistique Canada, plus des trois quarts des demandeurs d’asile ont touché des prestations d’aide sociale peu après leur arrivée au pays, de 1999 à 2010. En Ontario et au Québec, en 2010, environ 8 réfugiés sur 10 avaient besoin d'aide sociale.

Comment aider?

Un an après l’arrivée de réfugiés syriens à Sudbury dans le Nord de l’Ontario, l’appui de la communauté envers ces familles demeure la clé d’une intégration réussie.

« L’aide financière, oui, mais ce n’est pas seulement une question d’argent. C’est ce qu’on peut acheter avec! », explique Nilgiri Pearson, coordonnateur de Lifeline Sudbury, un organisme qui a encadré l’arrivée de réfugiés.

En été, par exemple, les parents voudront payer pour que leurs enfants aillent dans un camp de jour. C’est une occasion de rencontrer les gens de Sudbury, de se faire un réseau et des amis. C’est une étape essentielle!

Nilgiri Pearson, coordonnateur de Lifeline Sudbury

Il explique que l’intégration de ces gens passe par de petits gestes au quotidien.

« Ce sont les choses que vous faites avec vos amis! C’est de dire: “Bonjour”, “Joyeux Noël”, “Comment ça va à Sudbury?''. Pour les nouvelles familles qui arrivent, c’est de leur demander ce qu’elles pensent de la neige… C’est un effort communautaire! », ajoute Nilgiri Pearson.

Une situation intenable

« Je m’appelle Hussein, je suis boulanger »

Hussein Qarqouz a 42 ans. Après avoir été emprisonné en Syrie et au Liban, il a fui son pays pour venir s’établir avec sa famille à Sudbury.

La famille Qarqouz accompagnée de l'interprète Tahani Joubeily (à gauche).

La famille Qarqouz accompagnée de l'interprète Tahani Joubeily (à gauche).

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

« C’était très dangereux pour mes enfants et pour moi », raconte-t-il par l'intermédiaire d'une interprète, Tahani Joubeily.

Je suis parti. J’ai pris le chemin des montagnes, car si la gendarmerie syrienne m’avait vu, elle m’aurait tué.

Hussein Qarqouz

Peu de temps après son arrivée à Sudbury, il a été embauché à la boulangerie Golden Grain du centre-ville.

« Tout le monde a besoin de travailler! Nous savions d’où il venait et toutes les épreuves qu’il a dû traverser. Nous avons donc décidé de lui donner un coup de main et jusqu’à maintenant, ça se passe très bien », raconte fièrement le propriétaire de la boulangerie, Dave Andlar.

M. Qarqouz rêve d'ouvrir un jour une boulangerie syrienne dans la région.

Hussein Qarqouz aimerait ouvrir une boulangerie syrienne à Sudbury.

Hussein Qarqouz aimerait ouvrir une boulangerie syrienne à Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Natacha Lavigne

Une nouvelle réalité

Hussein Qarqouz est très reconnaissant de l'aide qu'il a reçue. « La vie ici à Sudbury est facile, parce que les Canadiens sont très spéciaux. »

Il admet cependant qu'il a eu besoin d'une période d'adaptation. Apprendre la langue, commencer un nouvel emploi et se faire à l'hiver sont autant de défis qu'il a fallu relever.

« La chose la plus difficile, c’est que j’ai laissé ma famille [ élargie ] derrière moi. Elle n’est pas réunie. Je ne sais pas qui est vivant et qui est mort. »

Pour aider les réfugiés syriens au cours de leur deuxième année dans la province, Lifeline Sudbury lance une campagne de financement.

La Fondation communautaire de Sudbury va veiller à ce que l’argent soit bien distribué.

Le 25 mai, le général à la retraite Roméo Dallaire donnera une conférence à Science Nord. Les recettes seront versées à cette campagne. D’autres activités suivront.

Nord de l'Ontario

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