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« Son art était à son image : coloré et flamboyant » - Guy Édoin à propos de Corno

L'artiste peintre Corno

Photo : Radio-Canada / Julie Mainville

Radio-Canada

L'artiste québécoise Joanne Corneau, alias Corno, est morte d'un cancer de la gorge mercredi au Mexique. Elle avait 64 ans.

Originaire de Chicoutimi et établie à New York depuis plus de 20 ans, elle était devenue célèbre grâce à ses tableaux grand format de torses humains.

Son style original et unique lui avait permis de se construire une réputation internationale enviable.

Guy Corneau rend hommage à sa soeur.

La carrière de Corno a réellement pris son envol à la fin des années 1980, quand ses œuvres ont commencé à être prisées par les collectionneurs d’art montréalais. Rapidement, elle a exposé à Toronto, à Ottawa, à Calgary et à Vancouver, notamment au Pavillon du Québec d'Expo 86, qui a eu lieu dans la métropole de la Colombie-Britannique.

Au cours de ces années, Corno a présenté ses toiles aux États-Unis, à Boston et à San Diego.

Elle s'est installée à New York en 1992, où ses œuvres ont été exposées à la galerie Steuben Glass de Madison Avenue.

Décès de Joanne Corno, alias Corno

Au début de l’an 2000, Corno s'est fait représenter par l’Opera Gallery à Soho. Ses œuvres sont exposées en permanence partout dans le monde : Londres, Paris, Venise, Monaco, Hong Kong, Singapour, Séoul et Dubai.

La femme d'affaires Lise Watier, l'humoriste et comédienne Dominique Michel et le chanteur américain Lionel Richie font partie des personnalités qui ont fait l'acquisition de toiles de Corno.

En 2013, le documentaire Corno, du réalisateur Guy Édoin, a remporté le prix du public au Festival international du film sur l'art (FIFA). « Je crois que je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi passionné parce qu'il faisait », se rappelle Guy Édoin.

Les oeuvres de la peintre suscitaient aussi des passions.

« On l'a suivie à New York, à Dubaï, et les toiles se vendaient sous nos yeux, se rappelle Guy Édoin. L'exposition de New York [...] s'est vendue en quelques semaines. Les gens qui aimaient Corno et son oeuvre, c'était des passionnés. »

Les deux artistes sont devenus amis par la suite.

« C'était une femme tellement fougueuse, une battante, une boule d'énergie. Et en même temps très secrète. [...] C'était une femme extrêmement cultivée, qui s'intéressait à tout. qui était très curieuse. Et qui aimait tellement, tellement la vie », se rappelle-t-il.

Son art était à son image : coloré et flamboyant.

Guy Édoin, auteur d'un documentaire sur Corno

Décès de Corno : réaction de Dominique Michel

« J'ai beaucoup de chagrin, car je trouve que c'est très très jeune pour partir, et avec autant de talent », a expliqué Dominique Michel, qui a tenté en vain de convaincre son amie proche de subir ses traitements pour son cancer à Montréal.

Dominique Michel a été aux premières loges de l'ascension rapide de Corno en arts visuels. La forte demande pour ses toiles en a du même coup fait exploser le prix.

« Quand on l'a connue, on achetait les peintures de 250 $-300 $. Maintenant, c'était dans les 35-40 000 $, même 70 000 $. Et les très grandes [toiles], c'était entre 125 000 $ et 250 000 $. »

Le documentaire Corno sera diffusé sur ICI RDI, vendredi à 20 h et en reprise à minuit, sur ICI Radio-Canada Télé dimanche à 22 h 30, et sur ICI ARTV mardi prochain à 15 h et en reprise le vendredi 30 décembre à 23 h 30. Vous pouvez le regarder en tout temps sur ICI Tou.tv (Nouvelle fenêtre).

Avec les informations de La Presse canadienne

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