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L'enquête sur les relations avec les Autochtones bien accueillie sur la Côte-Nord

Le premier ministre Philippe Couillard, entouré des chefs Ghislain Picard et Matthew Coon Come (à gauche et à droite à l'arrière-plan) et des ministres Charlebois, Kelley, Coiteux et Vallée.
Le premier ministre Philippe Couillard, entouré des chefs Ghislain Picard et Matthew Coon Come (à gauche et à droite à l'arrière-plan) et des ministres Charlebois, Kelley, Coiteux et Vallée. Photo: Radio-Canada

Le gouvernement du Québec lance officiellement une enquête publique sur les relations entre les policiers et les Autochtones, mais l'étend aussi à d'autres services publics.

L'enquête ne se limitera pas à Val-d'Or. La commission, nommée Écoute réconciliation et progrès, se penchera ainsi sur le traitement des Autochtones au sein des services correctionnels, et des systèmes de justice et de santé.

La vice-chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, Virginie Michel, se montre satisfaite de la tenue de cette commission d'enquête qui était attendue depuis longtemps par les communautés.

De plus, on va aussi considérer l'enquête concernant la DPJ. Je crois qu'il est pratiquement le temps qu'on respecte le droit de nos enfants, selon leur coutume et leur culture.

Virginie Michel, vice-chef de Uashat-Maliotenam
La vice-chef de Uashat-Maliotenam, Virginie MichelLa vice-chef de Uashat-Maliotenam, Virginie Michel Photo : Radio-Canada/Marc-Antoine Mageau

Pour sa part, la directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Sept-Îles, Maria-Louise Nanipou, estime qu’il s’agit d’une bonne nouvelle.

« Ce sont les femmes autochtones de Val-d’Or qui ont le courage de dénoncer, il y a un an et deux mois, ce qu’elles avaient vécu avec des policiers de la SQ. Ce vent d’espoir qu’on entend et cette ouverture nous viennent d’elles », affirme-t-elle.

Maria-Louise Nanipou estime que les services de santé et de services sociaux et de justice ne sont pas adaptés à la réalité des communautés innues. « Ce ne sont pas des services qui sont culturellement pertinents et sécurisants », dénonce-t-elle.

La commission d'enquête portera sur les 15 dernières années. Elle devra remettre son rapport au plus tard le 30 novembre 2018.

Avec les informations d’Alix-Anne Turcotti

Côte-Nord

Autochtones