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La population musulmane ne cesse d'augmenter à Halifax

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L'imam Zia Khan, dans sa mosquée à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le paysage culturel d'Halifax se diversifie rapidement parce que de plus en plus d'immigrants originaires d'Égypte, d'Irak, d'Arabie saoudite, de Jordanie et du Koweït choisissent de s'installer dans la ville portuaire.

Le pakistanais Zia Khan, qui a fondé la mosquée d’Halifax il y a 17 ans, observe ces changements depuis plusieurs décennies.

Il est arrivé à Halifax dans les années 1970, alors que la province était surtout chrétienne et anglophone, et que plus de 90 % de la population était de race blanche.

« La communauté musulmane était très petite et la communauté arabe l'était encore plus », dit Zia Khan.

L’arabe plus courant que le micmac

Les plus récentes statistiques montrent que les choses changent rapidement et que le portrait démographique de la ville est de plus en plus diversifié.

En 2011, la langue arabe était la troisième langue maternelle ou langue la plus parlée en Nouvelle-Écosse, ce qui représente environ 6700 personnes. À Halifax, il s’agit de la deuxième langue devant le micmac et le mandarin.

Bon nombre de locuteurs arabes proviennent du Liban, qui est majoritairement chrétien, mais les immigrants d’Égypte, d’Irak, d’Arabie saoudite, de Jordanie et du Koweït sont de plus en plus nombreux.

Panneaux publicitaires en arabe

Environ 1500 réfugiés syriens ont également atterri en Nouvelle-Écosse cette année, ce qui fait augmenter le nombre de musulmans et de locuteurs arabes dans les communautés.

« À Halifax, je vois des affiches de bienvenue, des affiches avec des directives et des dépliants pour des organisations en arabe », dit Gerry Mills, la directrice de l'Association des services aux immigrants de la Nouvelle-Écosse.

Des installations sportives, des commerces, des banques et des librairies commencent également à installer des affiches en arabe.

« Si vous allez à la banque ou à l’épicerie, vous allez voir des gens pour qui l’anglais n’est clairement pas la langue maternelle. Je ne crois pas qu’on voyait cela il y a 15 ans, mais maintenant oui et c’est formidable », raconte Gerry Mills.

Cinq mosquées

Dans les années 1970, il y avait une mosquée à Halifax. Il y en a aujourd’hui cinq. La ville voit également de plus en plus d’épiceries, de marchés et de restaurants halal qui desservent la communauté musulmane. Il n’est plus rare de voir une femme portant le hijab dans les rues du centre-ville.

Malgré leur nombre plus important, les défis sont encore nombreux pour les Arabes et les musulmans qui choisissent de s’installer à Halifax. Certains disent que la province manque d’ouverture et qu’ils sont parfois victimes de racisme.

Un Palestinien qui a grandi à Halifax, Mohamad El Attar, explique qu’il a souvent été victime de « l’ignorance » des résidents. Lui et ses soeurs ont subi des agressions verbales de la part d’étrangers qui les ont traités de terroristes et leur ont dit de « retourner là d’où ils étaient venus ».

La ministre de l’Immigration Lena Diab affirme qu’elle a été agréablement surprise par l’élan de générosité des résidents lors de l’arrivée des réfugiés syriens.

« La diversité est une force et nous nous réjouissons de cela », dit-elle.

Avec les informations de La Presse canadienne

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