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Les chiens ne devraient pas être traités comme des enfants, dit un juge

Un chien porte une écharpe autour du cou et joue dans la neige. En arrière plan, on peut voir un boisé.

Un chien avec une écharpe autour du cou joue dans la neige.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un juge de Saskatoon s'est livré à toute une tirade au moment de rendre sa décision dans le cas d'un couple qui se disputait la garde de deux chiens. Sa réponse : le meilleur ami de l'homme ne peut pas être assimilé à un enfant.

Au sein du couple, c’est la femme qui tenait à ce que le cas soit traité comme une question de garde d’enfant.

Elle réclamait la garde des deux chiens, nommés Kenya et Willow, et l’instauration d’un droit de visite pour son ancien conjoint.

« Les chiens sont des créatures merveilleuses », a indiqué en préambule de ses 15 pages d’explications le juge de la Cour du banc de la Reine Richard Danyliuk.

« Beaucoup de chiens sont traités comme s’ils étaient des membres de la famille avec qui ils vivent. Mais après tout, un chien reste un chien. Aux yeux de la loi, c’est une propriété, un animal domestique qui est possédé. Aux yeux de la loi, il ne peut jouir d’aucun droit familial », a-t-il poursuivi.

Une situation absurde

Le juge a justifié le rejet de la requête en invoquant une argumentation « logique », « dépassionnée » et « évidente pour tous » :

  • « Au Canada, nous n’avons pas l’habitude d’acheter nos enfants chez un éleveur.
  • « Nous n’avons pas l’habitude de croiser nos enfants avec d’autres humains afin de garantir une bonne lignée, encore moins nous ne demandons de frais pour ce service.
  • « Quand nos enfants sont très malades, nous ne nous lançons pas dans un calcul avantage-coût pour décider de les soigner, de ne rien faire ou d’écourter leur vie afin d’éviter qu’ils ne souffrent.
  • « Quand nos enfants ne se comportent pas bien, même sérieusement ou violemment, généralement nous ne leur mettons pas de muselière ou ne les mettons pas à mort pour des offenses répétées. »

Pour toutes ces raisons, le juge Danyliuk trouvait absurde d’instaurer des droits de visite pour les animaux. Il a néanmoins reconnu qu’ils n’étaient pas des possessions comme les autres, puisqu’ils bénéficiaient d’une protection particulière légalement.

Le juge avertit le couple

Richard Danyliuk a estimé que ce genre de cas ne devrait pas gruger du temps et des ressources dans un système judiciaire « qui est déjà incroyablement chargé, où les retards sont devenus virtuellement systémiques ».

Il a donc prévenu le couple que s’ils persistaient à soumettre cette affaire devant les tribunaux, les choses pourraient mal se terminer.

Selon lui, si les deux parties n’arrivent pas à un accord sur l’avenir des chiens, le tribunal pourrait décider de leur vente forcée, puis partager l’argent avec les plaignants.

Il a décidé que les chiens allaient rester chez les parents de la femme, le temps que le couple finalise son divorce.

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