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Reprise des évacuations à Alep-Est

Les évacuations ont repris à Alep-Est.

Les évacuations ont repris à Alep-Est.

Photo : Getty Images / GEORGE OURFALIAN

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'évacuation du dernier secteur d'Alep-Est encore sous l'emprise des insurgés a repris dimanche soir, après trois jours de suspension.

« Les évacuations sont en cours. Des autobus et des ambulances ont quitté Alep-Est », a affirmé un responsable de l'ONU en Syrie à Reuters. Les premières personnes auraient quitté Alep vers 23 h, heure locale.

Au total, quelque 1200 personnes sont arrivées d'Alep-Est, a indiqué à l'AFP Ahmad al-Dbis, chef d'une unité de médecins et de volontaires, près de Khan Al-Assal, à l'ouest d'Alep.

Ils sont dans un état terrible, ils n'ont pas mangé, ils n'ont pas bu, les enfants ont attrapé froid, on les a empêché d'aller aux toilettes.

Une citation de : Ahmad al-Dbis, chef d'une unité de médecins et de volontaires

Les évacuations avaient été compromises dimanche après que des combattants syriens eurent mis le feu à au moins cinq autobus devant évacuer des personnes malades et blessées dans les villages chiites d’Al-Foua et de Kefraya, assiégés par les rebelles, dans la province d'Idlib.

Selon le Hezbollah, groupe libanais combattant aux côtés du gouvernement syrien, les flammes se sont emparées des autobus durant des combats entre le Front Al-Nosra et un groupe rebelle ayant appuyé les procédures d'évacuation.

Avant les incendies, il était prévu que les civils commencent à quitter Alep-Est, à condition que les deux localités soient aussi évacuées. En vertu de cet accord, 1200 personnes devaient être autorisées à quitter les deux villages, tandis qu'un nombre identique de civils devait pouvoir sortir d'Alep.

D'ailleurs, l'Observatoire syrien des droits de l'homme rapporte que 10 autocars ont quitté les localités chiites d'Al Foua et de Kefraïa, encerclées par les insurgés, avec au moins 300 personnes à leur bord.

Confusion

L'armée syrienne et ses alliés ont autorisé un convoi de cinq autobus et de deux ambulances à quitter Alep-Est pour atteindre al Rachidine, zone à l'extérieur de la ville tenue par les rebelles.

Le convoi avait été bloqué pendant plusieurs heures après avoir quitté la zone de Ramoussah située à côté de la partie de la ville tenue par les rebelles.

Quatre autobus en flammes à IdlibAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Autobus incendiés à Idlib

Photo : Reuters / Sana (média officiel du gouvernement syrien)

Plus tôt dans la journée, plusieurs autocars sous le contrôle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant-Rouge arabe syrien étaient entrés dans Alep-Est afin de recommencer les évacuations, suspendues vendredi par le gouvernement. Celui-ci s'était justifié en disant que des insurgés avaient tenté de s'enfuir avec des otages et des armes dissimulées dans leurs bagages. Les rebelles avaient de leur côté dénoncé des tirs des alliés gouvernementaux sur des autobus transportant des personnes évacuées.

Il resterait environ 40 000 civils et entre 1500 et 5000 combattants avec leurs familles dans le réduit rebelle d'Alep, selon l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.

Alep-Est, qui était tenue par l’opposition depuis 2012, n’est plus que ruines. Plus de 70 % des infrastructures dans ces quartiers ont été totalement ou partiellement détruites, indique l'administrateur de la ville d'Alep, Nadeem Rahmoun.

Des manifestations se sont par ailleurs organisées à travers le globe en soutien aux victimes du conflit syrien.

Solidarité avec le peuple syrien

Vote prévu à l'ONU

Par ailleurs, les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU se sont mis d'accord sur un projet de résolution qui prévoit la présence d'observateurs onusiens à Alep-Est pour superviser les évacuations. Le vote aura lieu lundi, tel que décidé par les diplomates après trois heures de négociations à huis clos.

La Russie, qui avait annoncé qu'elle opposerait son veto après avoir qualifié le texte présenté par Paris de « catastrophique », s'est montrée plus optimiste cette fois-ci. « Je pense que nous avons un bon texte », a déclaré l'ambassadeur de la Russie auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine.

Le texte contient « tous les éléments essentiels permettant une supervision par l’ONU », selon l’ambassadrice américaine Samantha Power, qui s’attend à un « vote unanime » lundi.

Syrie : l'engrenage de la guerre  
Avec les informations de Reuters, Associated Press, et Agence France-Presse

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