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Au moins 14 militaires tués par l'explosion d'une voiture piégée en Turquie

Des ambulances ont été envoyées sur les lieux après l'attentat, le second du même modus operandi en une semaine.

Photo : IHA/AP

Reuters

Quatorze militaires ont été tués et 56 blessés, samedi, dans un attentat à la voiture piégée contre un autobus de l'armée, à Kayseri, dans le centre de la Turquie, une attaque que le président Recep Tayyip Erdogan a attribuée aux activistes kurdes.

Cette opération intervient une semaine après l'explosion de deux bombes visant les forces de police samedi dernier devant le stade de l'équipe de soccer d'Istanbul. Quarante-quatre personnes avaient trouvé la mort et 150 autres avaient été blessées dans cet attentat imputé au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Ce double attentat a été revendiqué par un groupe armé lié au PKK, les Faucons pour la liberté du Kurdistan.

Le style et les cibles de cette attaque montrent clairement que le but de l'organisation séparatiste terroriste est de déstabiliser la Turquie, de l'affaiblir et de l'obliger à concentrer son énergie et ses forces sur d'autres objectifs.

Recep Tayyip Erdogan, président de Turquie

« Nous savons que les attaques que nous subissons ne sont pas étrangères aux changements dans notre région, en particulier en Irak et en Syrie », a-t-il poursuivi.

M. Erdogan a confirmé que 14 personnes avaient péri dans l'attaque de samedi et que 56 autres avaient été blessées, dont six grièvement. Tous les tués et 48 blessés étaient des militaires qui n'étaient pas en service, précise un communiqué de l'armée.

L'explosion de samedi s'est produite quand le bus est passé à proximité d'un véhicule dont on pense qu'il contenait des explosifs, rapporte l'agence de presse turque Dogan.

Le bus se trouvait alors près du campus de l'université d'Erciyes à Kayseri, rapporte la chaîne de télévision NTV.

La responsabilité de l'attentat de samedi n'a pas été revendiquée mais le vice-premier ministre Veysi Kaynak a établi un lien avec ceux de la semaine passée. « L'attaque à la voiture piégée ressemble à l'attaque à Besiktas », a-t-il déclaré devant la presse.

Le ministre de la Défense Fikri Isik a annoncé sur son compte Twitter que la Turquie allait redoubler d'efforts dans son combat contre l'insurrection.

Des ambulances ont été envoyées sur les lieux après l'attentat, le second du même modus operandi en une semaine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des ambulances ont été envoyées sur les lieux après l'attentat, le second du même modus operandi en une semaine.

Photo : IHA/AP

Offre de la Russie

Le président russe Vladimir Poutine a adressé un télégramme de condoléances à Recep Erdogan et lui a indiqué que son pays était prêt à accroître sa coopération dans la lutte contre le terrorisme, rapportent les agences de presse russes.

De son côté le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a eu un entretien téléphonique avec ses homologues turc et iranien pour discuter de la crise en Syrie.

Engagée dans l'opération Bouclier de l'Euphrate depuis le mois de septembre sur le sol syrien, la Turquie a mené de nouvelles actions ariennes contre le groupe armé État islamique (EI) tuant 20 djihadistes au cours des dernières 24 heures, a annoncé l'armée.

L'aviation turque a frappé 64 cibles de l'EI tandis que 206 autres ont été pilonnées par l'artillerie et d'autres moyens militaires dans le nord de la Syrie.

La Turquie doit faire face non seulement aux attentats menés par l'insurrection kurde depuis la fin de la trêve en 2015, mais également à ceux attribués à l'EI.

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