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Peu de réfugiés syriens dans le nord du Nouveau-Brunswick

Les travaux et les jours, 27 avril 1958

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick a accueilli plus de 1500 réfugiés syriens au cours de la dernière année, mais très peu d'entre eux se sont établis dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Un texte de François VigneaultTwitterCourriel 

Bathurst, qui compte actuellement six familles, est la municipalité du Nord qui en a accueilli le plus jusqu'à maintenant. Ces familles sont parrainées par le gouvernement fédéral.

Sarah Benahmed, de l'Association multiculturelle de la région Chaleur, qui travaille de près avec ces familles, estime que leur intégration dans la communauté se passe bien grâce entre autres à l'apprentissage de la langue anglaise.

« Ils ont commencé leur cours un mois après qu'ils soient arrivés, donc c'est des cours intenses. Ils ont choisi l'anglais comme langue officielle pour eux parce qu'ils trouvent que c'est plus facile à apprendre. Puis, ça se passe super bien, on voit beaucoup d'amélioration », explique-t-elle.

Portrait de Sarah Benahmed, de l'Association multiculturelle région ChaleurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Benahmed, de l'Association multiculturelle région Chaleur

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Miramichi arrive deuxième avec deux familles, alors que deux autres pourraient s'y installer après les fêtes. Elles y sont parrainées par un organisme communautaire.

Pas de Syriens dans le Nord-Ouest

Dans le Nord-Ouest, trois familles ont vécu dans la région d'Edmundston pendant un certain temps, mais n'y sont plus. L'une d'entre elles a quitté la région pour des raisons de santé alors que les deux autres ont déménagé à Moncton.

« Ils voulaient aller dans leur ville de destination originale. Ils ont décidé que peut-être qu'ils auraient plus de chance là où ce qu'il y avait une communauté syrienne plus élargie », précise Eric Thibodeau, directeur du Centre de ressources pour nouveaux arrivants au Nord-Ouest.

Ailleurs dans le nord de la province, le Restigouche n'a pas reçu de réfugiés syriens. La situation est la même du côté de la Péninsule acadienne où on l'attribue à un manque de ressources, notamment en ce qui a trait aux bénévoles.

Le nord de la province doit être mieux outillé

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie, est déçu de voir que toutes les familles syriennes dans le Nord ont choisi d'apprendre l'anglais au lieu du français dans une région pourtant à forte majorité francophone.

Il estime que ces réfugiés subissent l'influence des grandes villes du sud à leur arrivée dans la province.

« Lorsque les réfugiés arrivent dans un centre urbain qui est majoritairement anglophone, ils sont exposés à la langue anglaise et ils ont la perception - je ne dis pas que c'est ça qu'on leur fait croire - mais ils ont la perception que s'ils veulent avoir un emploi, il faut qu'ils apprennent l'anglais, il faut que les enfants aillent dans les écoles anglaises », explique-t-il.

Portrait de Paolo Fongemie, maire de BathurstAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Bathurst, Paolo Fongemie, aimerait que le nord du N.-B. obtienne une plus grande part des réfugiés syriens.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Le maire de Bathurst croit de plus qu'il faut que le nord de la province obtienne une plus grande part des réfugiés syriens. Pour lui, cela passe par l'établissement d'un Centre d'accueil pour immigrants, financé en partie par le fédéral.

Une idée très intéressante, selon Khalid Badrezzamane, du Centre d'apprentissage des langues du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, campus de Dieppe.

« Ça va donner la possibilité pour tous les immigrants, non juste les Syriens, d'être bien installés, d'être bien intégrés. Comme ça on peut avoir une chance que l'immigrant va rester dans la région du Nord au lieu de descendre à Moncton ou aller ailleurs dans les grandes provinces », croit-il.

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