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Les Montréalais appelés à manifester leur soutien à Alep

Des habitants d'Alep fuient en emportant le peu de biens qu'ils ont pu sauver.

Des habitants d'Alep fuient en emportant le peu de biens qu'ils ont pu sauver.

Photo : Reuters / Abdalrhman Ismail

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que le chaos règne dans la ville d'Alep, en Syrie, un mouvement de solidarité envers la population syrienne s'organise à Montréal et prendra la forme d'une manifestation, jeudi.

Des membres de la communauté syrienne montréalaise donnent rendez-vous aux manifestants à 11 h, jeudi matin, devant le consulat général de Russie, avenue du Musée, entre les avenues des Pins et du Docteur-Penfield. Ils veulent notamment dénoncer l’appui de la Russie au régime de Bachar Al-Assad.

L’organisateur de la manifestation, Faisal Alazem, déplore les crimes commis envers les civils syriens.

« Vous soutenez un régime criminel. Vous avez des actions criminelles. Vous dites que vous êtes en train de viser Daech ou l’État islamique, mais nous, ce qu’on suit, ce qu’on nous dit et ce qu’on voit, c’est que vous êtes en train de viser des civils, des boulangeries, des hôpitaux », a lancé M. Alazem à l’intention du gouvernement russe.

Faisal Alazem organise une manifestation en appui au peuple syrien à Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Faisal Alazem organise une manifestation en appui au peuple syrien à Montréal.

Photo : Radio-Canada

Contrer l’impuissance

Ce mouvement s'ajoute aux autres manifestations qui se déroulent un peu partout dans le monde en réponse aux cris du cœur lancés par les civils syriens. Ils sont nombreux à demander à la communauté internationale d’agir.

« Nous n’allons pas rester à la maison! »

— Une citation de  Faisal Alazem, organisateur de la manifestation
Des Marocains se sont aussi rassemblés pour manifester contre les violences commises envers le peuple syrien à Casablanca.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des milliers de personnes partout dans le monde se rassemblent pour manifester contre les violences commises envers le peuple syrien, notamment à Casablanca au Maroc.

Photo : Reuters

La communauté syrienne de Montréal joindra donc sa voix au mouvement mondial. M. Alazem appelle les Montréalais à ne pas rester passifs devant cette guerre : « On entend les activistes nous faire des adieux, parce qu’il semble que leur sort est connu. La catastrophe, c’est que nous le savons tous. Nous sommes tous spectateurs! »

Par ailleurs, un autre geste en soutien aux habitants d’Alep a été lancé à partir de Montréal. Les lumières de l'hôtel de ville se sont éteintes mercredi soir pour appuyer symboliquement les milliers de civils en attente d'une évacuation, à la suite de l’accord de cessez-le-feu conclu entre le pouvoir en place et les rebelles dans la journée du 13 décembre.

Des réfugiés syriens à Montréal abasourdis

Lina Khoury et Razek Abd, un couple syrien originaire d’Alep, se sont installés à Montréal il y a un an. Lorsqu’ils ont quitté leur pays natal, ils n’imaginaient pas que ce conflit durerait aussi longtemps.

« Au début, on n’a pas réalisé que c’était une guerre, c’était simplement des petites manifestations », raconte Mme Khoury. Elle est bouleversée devant cette guerre qui lui apparaît injustifiée.

Le reportage d'Azeb Wolde-Giorghis

« Je suis furieuse. Dans une guerre normale, il y a quelqu’un qui va gagner. Dans cette guerre-là dans notre ville, que j’appelle une guerre sale, une guerre folle, qui est-ce qui va gagner à la fin? Celui qui va gagner, il va gagner quoi? Des morts? »

« Celui qui va gagner à la fin, c’est celui qui a vendu les armes. »

— Une citation de  Lina Khoury, réfugiée syrienne

Son mari affirme que le gouvernement de son pays n’a toutefois fait que se défendre depuis le début et que le conflit est sans issu. « Après cinq ans, il n'y a pas de solution », dit-il.

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