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Les réfugiés syriens peinent à s'intégrer au marché du travail

Omar Bnayan travaille à la boulangerie Fancy Pokket Corporation depuis deux mois. Il ne parle pas encore anglais, mais il suit des cours soit le matin ou l'après-midi selon son horaire de travail.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un an après leur arrivée au Nouveau-Brunswick, 15 % des réfugiés syriens en âge de travailler occupent un emploi. C'est un pourcentage plus élevé que la moyenne nationale pour tous les réfugiés arrivés depuis un an.

Nidal Rachid est arrivé à Moncton avec sa famille en janvier 2016. Le père de quatre enfants travaillait en Syrie comme ingénieur civil depuis 17 ans. Il a entre autres oeuvré pour l'Organisation des Nations unies et parle l'anglais.

Nidal Rachid est arrivé de la Syrie avec sa femme et ses quatre enfants. Ingénieur de formation, il peine à trouver du travail dans la région du Grand Moncton malgré ses connaissances et sa maîtrise de l'anglais. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nidal Rachid est arrivé de la Syrie avec sa femme et ses quatre enfants. Ingénieur de formation, il peine à trouver du travail dans la région du Grand Moncton malgré ses connaissances et sa maîtrise de l'anglais.

Photo : Radio-Canada

Malgré tout, Nidal Rachid n'est toujours pas parvenu à se trouver un emploi à Moncton. Il envoie son curriculum vitæ un peu partout, mais n'obtient pas de retour.

« Laissez-nous une chance de travailler. Nous avons besoin de soutenir nos familles, lance Nidal Rachid. Je suis très inquiet. Je ne sais pas ce que je suis censé faire. Jusqu'à maintenant je n'ai pas trouvé d'emploi et l'aide du gouvernement fédéral se termine en février. On ne sait pas ce qu'on va faire. »

 

Nidal Rachid ajoute que la plupart des réfugiés syriens ne demandent pas plus d'argent de l'aide sociale. Il dit d'ailleurs que les Syriens n'aiment pas vivre de l'aide sociale ; ils préfèrent travailler fort et demandent seulement que des employeurs leur fassent confiance.

Un défi qui demande encore du temps

Nidal Rachid n'est pas le seul à ne pas avoir trouvé du travail. Parmi tous les réfugiés syriens, 26 sont parvenus à se trouver un emploi. La directrice générale de l'Association multiculturelle du Grand Moncton, Chantal Poirier, affirme que ces chiffres sont normaux.

« Je trouve que c'est très bien, c'est positif, lance-t-elle. Il faut se souvenir que la plupart des gens, des Syriens sont en train d'apprendre la langue, la culture et de s'intégrer dans la communauté. Ça fait que pour dire qu'il y en a 26 qui travaillent, c'est un succès, c'est très bien. »

Le PDG de la boulangerie Fancy Pokket Corporation, Mike Timani (à droite) accompagné d'Abdusattar Alia. Ce père Syrien de trois enfants travaille à la boulangerie pour subvenir aux besoins de sa famille. Sa femme tente d'apprendre l'anglais pour s'intégrer dans la communauté. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le PDG de la boulangerie Fancy Pokket Corporation, Mike Timani (à droite) accompagné d'Abdusattar Alia. Ce père Syrien de trois enfants travaille à la boulangerie pour subvenir aux besoins de sa famille. Sa femme tente d'apprendre l'anglais pour s'intégrer dans la communauté.

Photo : Radio-Canada

Des réfugiés dans une usine de pitas

Lorsqu'on demande à Mike Timani ce qu'il l'a poussé à engager deux pères de famille réfugiés de la Syrie, il répond sans hésitation, « Pourquoi pas! »

Le PDG de la boulangerie Fancy Pokket Corportaion, qui confectionne notamment des pitas et des bagels, explique qu'il souhaiterait engager plus de réfugiés, mais que la langue est actuellement le principal obstacle à l'embauche de nouveaux travailleurs dans son usine.

« Selon moi, ce qu'on doit faire c'est enseigner la langue. C'est le plus important, c'est crucial, explique l'entrepreneur Mike Timani. Nous avons besoin de plus d'argent. Nous avons dépensé tellement d'argent jusqu'à maintenant, presque un milliard de dollars. Je pense qu'on doit réinvestir plus dans l'enseignement de la langue parce qu'en fin de compte ils trouveront un emploi, paieront des impôts et tout le monde sera content. »

La directrice générale de l'Association multiculturelle du Grand Moncton, Chantal Poirier.
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La directrice générale de l'Association multiculturelle du Grand Moncton, Chantal Poirier.

Photo : Radio-Canada

Trouver des solutions

Si tous s'entendent pour dire que l'apprentissage de l'anglais et du français est la clé pour augmenter le nombre de réfugiés syriens sur le marché du travail, Chantal Poirier explique que l'Association multiculturelle du Grand Moncton travaille maintenant à éduquer les employeurs.

« On peut éduquer les employeurs un peu plus sur les bénéfices des Syriens, explique la directrice générale de MAGMA, l'Association multiculturelle du Grand Moncton. Ce sont des gens qui sont très positifs, qui travaillent très fort et qui veulent travailler [...] C'est aussi de continuer les ateliers à la recherche d'emploi, les éduquer. Ça va bien aller, on est dans la bonne direction. »

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