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Les réfugiés syriens de la N.-É. entament une étape importante de leur intégration

Emilie O'Regan Martens est membre d'un groupe qui parraine partiellement la famille Al Hariri.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Radio-Canada

Les 1300 réfugiés syriens arrivés en Nouvelle-Écosse au cours de l'année entament une nouvelle étape de leur intégration. Pour bon nombre d'entre eux, cette nouvelle étape durant laquelle ils doivent trouver un emploi risque de prendre plus de temps que prévu.

Le financement d'un an assuré par le gouvernement Canada et les parrainages privés arriveront bientôt à échéance. Ce sera par la suite à la province de fournir de l'aide sociale à ceux qui n'ont pas trouvé d'emploi.

« La Nouvelle-Écosse est prête à aider ceux qui ont encore besoin d'aide », assure la ministre de l'Immigration de la Nouvelle-Écosse, Lena Diab.

Près d'un an après leur arrivée, la famille syrienne Al Hariri voudrait par-dessus tout devenir autonome. « Nous autres aussi on veut les voir indépendants, mais c'est long et une année c'est très court », affirme Emilie O'Regan Martens, membre d'un groupe qui parraine partiellement la famille.

Easa Al Hariri doit retourner aux études pendant plusieurs années avant qu'il puisse réussir et pratiquer comme dentiste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Easa Al Hariri doit retourner aux études pendant plusieurs années avant qu'il puisse réussir et pratiquer comme dentiste.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Une forte fibre entrepreneuriale

Easa Al Hariri, le père de famille, est toutefois conscient qu'il a encore beaucoup de chemin à faire pour s'intégrer comme réfugié au Canada. « En Syrie, j'étais dentiste pendant près de 18 ans. Ici, je m'acharne pour avoir ma licence », explique-t-il.

M. Al Hariri doit retourner aux études pendant plusieurs années avant qu'il puisse réussir et pratiquer comme dentiste puisqu'il s'agit d'une profession réglementée. Il compte travailler et étudier en attendant de réussir ses examens de science dentaire d'ici quatre ou cinq ans.

À Halifax, parmi les réfugiés syriens en mesure de travailler, une quarantaine ont trouvé du boulot et les autres suivent des cours d'anglais intensifs.

Environ 70 d'entre eux ont également participé, le mois dernier, à un atelier sur le démarrage d'entreprise. « Ils ont eu plus de 22 idées de nouvelles entreprises », relate la ministre Lena Diab.

Emilie O'Regan Martens est membre d'un groupe qui parraine partiellement la famille Al Hariri.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Emilie O'Regan Martens est membre d'un groupe qui parraine partiellement la famille Al Hariri.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Élan de générosité de la part des Néo-Écossais

L'an dernier, plus de 5500 personnes ont fait des dons de matériel dans un entrepôt d'Halifax. Des objets de toutes sortes comme des vêtements chauds et du matériel pour les tâches ménagères, par exemple, ont été généreusement donnés.

La ligne provinciale 211 a également dû élargir son mandat afin de recueillir les diverses offres d'aide provenant du public. « Pendant près de deux mois, 3500 personnes ont téléphoné pour offrir de l'aide », se rappelle Suzy Teubner, en charge de répondre aux appels.

Un an plus tard, l'aide a diminué, car les besoins des familles syriennes ont changé. À présent, la majorité d'entre eux veulent devenir autonomes.

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