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Les Forces canadiennes visées par un recours collectif de 1 milliard de dollars

Nadine Schultz-Nielsen, une ancienne membre des Forces armées canadiennes, soutient avoir été tripotée à plusieurs reprises, sans son consentement, alors qu’elle servait sur un navire de la Marine royale canadienne, en 2012.

Nadine Schultz-Nielsen, une ancienne membre des Forces armées canadiennes, soutient avoir été tripotée à plusieurs reprises, sans son consentement, alors qu’elle servait sur un navire de la Marine royale canadienne, en 2012.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie Nadine Schultz-Nielsen via CBC

Radio-Canada

Un milliard de dollars. C'est le montant réclamé dans le cadre d'un des recours collectifs déposés contre les Forces armées canadiennes en lien avec des cas d'inconduite sexuelle, a appris CBC.

La poursuite en lien avec une affaire impliquant trois anciens membres des Forces armées a été lancée le 28 novembre dernier, à la Cour supérieure de l’Ontario. Une nouvelle étape du recours collectif a été franchie lundi, lors du dépôt de la requête des trois plaignants.

Nadine Schultz-Nielsen, Larry Beattie et Amy Graham ont déposé la poursuite au nom de toutes les personnes qui rapportent avoir subi des agressions sexuelles, du harcèlement sexuel ou avoir vécu des situations d’abus de pouvoir au sein de l’Armée canadienne.

Les plaignants cherchent également, avec leur poursuite, à dédommager des familles qui auraient été durement affectées par les abus dont leurs proches auraient été victimes au sein des Forces armées.

Les documents de la poursuite allèguent que l’Armée canadienne aurait fait preuve de négligence et échoué à contrôler le comportement des militaires soupçonnés de harcèlement ou d’agression sexuelle. La poursuite soutient également que l’armée aurait tenté de dissuader certains de ses membres présumément victimes d’abus de porter plainte.

La conduite des membres [des Forces armées canadiennes] a été imprudente, arrogante, cavalière et abusive et montre un manque de considération total à l’endroit des droits des plaignants et des autres victimes alléguées.

Extrait des documents de la poursuite

Le gouvernement fédéral n’a pas déposé de document de défense dans cette affaire.

Des demandes d’actions collectives relatives au scandale d’inconduite sexuelle au sein de l’armée ont été déposées ailleurs au pays, notamment en Nouvelle-Écosse, dans le nord de l’Ontario et en Colombie-Britannique.

En avril 2015, Marie Deschamps, une juge à la retraite de la Cour suprême, avait fait paraître un rapport accablant révélant l’ampleur des cas d’inconduite sexuelle au sein des rangs militaires. La situation, qualifiée d’endémique, touche particulièrement les femmes, qui font souvent l’objet d’attaque de nature sexuelle, de harcèlement, de blagues dégradantes et d’attouchements non sollicités.

Le chef d’État major de la Défense, le général Jonathan Vance, a promis de s'attaquer aux cas d'inconduite sexuelle, peu après son entrée en fonction en 2015. Il a notamment mis sur pied un programme, nommé opération Honneur, pour faciliter la dénonciation des actes répréhensibles et ainsi mettre fin à la culture du silence qui décourage les victimes de porter plainte.

Avec les informations de CBC

Société