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Le Nouveau-Brunswick dépasse sa cible d'accueil de 1500 réfugiés syriens la première année

Des réfugiées syriennes à Moncton

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Radio-Canada

Un an après l'arrivée des premiers réfugiés syriens au Canada, plus de 1500 ont élu domicile au Nouveau-Brunswick, ce qui fait de la province celle qui a accueilli proportionnellement le plus de réfugiés au pays.

Un groupe de bénévoles a formé l’organisme sans but lucratif SWESDI, qui aide les femmes syriennes à s'intégrer. La plus grande réussite de l’organisme est l'entreprise qu'elles ont aidé à mettre sur pied.

Une douzaine de Syriennes travaillent désormais à Saveur de Syrie. Elles cuisinent des aliments qu'elles vendent aux marchés de Moncton et de Dieppe.

« Pour beaucoup de femmes arabes ou musulmanes, nous n'allons jamais dehors pour travailler. Nous sommes heureuses parce que nous sortons maintenant de chez nous pour faire quelque chose. On peut montrer aux Canadiens que nous pouvons travailler aussi », explique Dumoaa Alawari.

La directrice de Saveur de Syrie Dumoaa Alawari et la responsable marketing Hala Alhamoud.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La directrice de Saveur de Syrie Dumoaa Alawari et la responsable marketing Hala Alhamoud.

Photo : Radio-Canada

Derrière la bonne humeur, il y a aussi de l'inquiétude relativement à l'aide financière du gouvernement fédéral. Ottawa a prévu une aide pour la première année. Pour la majorité des familles, cette échéance arrive dans quelques semaines. Elles devront se tourner vers l'aide sociale si elles n'ont pas d'emplois.

 

Après l'effervescence de la première année, Véronica Carpenter remarque que l'aide commence à s'essouffler.

« Nous avons encore des bénévoles qui travaillent très forts, mais certaines disent qu’il faut continuer avec nos vie. Je comprends qu'il faut avoir un équilibre entre le bénévolat et nos familles, mais il ne faut pas les oublier », explique la bénévole.

En date du 30 novembre, la Ville de Moncton a dépensé 165 000 $ pour l'accueil des Syriens. Il s’agit de billets pour le transport en commun et les navettes, les provisions de départ, la location d'un entrepôt pour les dons et les coûts de traduction.

La mairesse de Moncton est très impliquée dans l'intégration des Syriens, elle qui parraine la famille Abdou depuis le mois de septembre.

Des Syriennes font de la cuisine à MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des Syriennes font de la cuisine à Moncton

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Toutes proportions gardées, la Ville de Moncton est la troisième ville ayant accueilli le plus de réfugiés syriens au Canada après Fredericton et Trois-Rivières au Québec. Le défi était important pour le Grand Moncton et ses 140 000 habitants.

« Je suis très fière que nous soyons capables d'aider ces gens. C'était un moment terrible dans leurs vies et nous les avons accueillis. Le futur c'est les enfants et tout se passe très bien [...]. Ils s'intègrent bien et font partie de la communauté de leur école », explique la mairesse Arnold.

L'intégration sera longue et déjà, on pense aux prochains obstacles : trouver un travail aux réfugiés syriens et fournir aux famille le soutien psychologique dont elles continuent à avoir besoin.

La province a dépassé son objectif de 1500 Syriens pour la première année et 115 autres devraient arriver d'ici Noël. Après les bonnes intentions, c'est à long terme que l'on verra si les Syriens s'intègrent réellement au Nouveau-Brunswick et restent dans la province.

D'après un reportage de Nicolas Steinbach

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