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Privatisation d’Hydro One : poursuite contre le gouvernement

Photo de pylônes électriques à Toronto

Un terrain de golf sous des pylônes électriques à Toronto

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Syndicat canadien de la fonction publique va de l'avant avec son recours judiciaire contre la première ministre Kathleen Wynne, son ministre des Finances Charles Sousa et l'ex-ministre de l'Énergie Bob Chiarelli, relativement à la privatisation partielle d'Hydro One.

Le SCFP accuse les libéraux d’abus de pouvoir quant à la décision du gouvernement de vendre des actions du distributeur d’électricité, sans avoir de mandat des électeurs.

Le Syndicat, qui avait déposé une mise en demeure en septembre, confirme qu'il a déposé officiellement sa poursuite en cour, mardi.

Jusqu'ici, 30 % des actions d’Hydro One ont été vendues. Le gouvernement projetait d’en vendre 30 % de plus, ce que le SCFP veut empêcher.

« La privatisation d'Hydro One n'a pas de sens financièrement. »

— Une citation de  Fred Hahn, président du SEFPO Ontario

La poursuite nomme comme plaignants Dianne Dowling, une agricultrice et représentante de l'Union nationale des fermiers dans la région de Kingston, et John Clarke de la Coalition ontarienne contre la pauvreté.

Mme Dowling explique avoir joint sa voix à la poursuite en raison de l'impact significatif des tarifs d'électricité sur les coûts de production dans le secteur agricole.

L'autre plaingnant, John Clarke, dénonce la perte de revenus annuels générés par Hydro One, des recettes qui iront désormais en partie à ses actionnaires privés. M. Clark affirme que ces redevances sont essentielles au financement des programmes sociaux ontariens pour les moins nantis.

Photo de l'avocat Darrell Brown et de Fred Hahn du  SCFP Ontario, qui répondent aux questions des journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'avocat Darrell Brown (à g.) et Fred Hahn, président du SCFP Ontario

Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

 

Le gouvernement se défend

Questionnée sur la poursuite mercredi matin, la première ministre Kathleen Wynne a répété ce que disait son ministre de l'Énergie Glenn Thibeault en septembre, soit que le Commissaire à l'éthique s'était penché sur le dossier et n'avait rien trouvé à reprocher à son gouvernement.

Mme Wynne a continué par ailleurs à défendre sa décision de vendre jusqu'à 60 % des intérêts de la société d'État. Les recettes de cette vente permettront, a-t-elle dit, des investissements importants dans les infrastructures et le transport en commun, qui seraient impossibles autrement.

Le gouvernement a aussi souligné dans le passé qu'il demeurerait l'actionnaire majoritaire d'Hydro One et que la Commission de l'énergie continuerait à régir ses tarifs. Toutefois, les partis d'opposition et nombre d'Ontariens, déjà échaudés par la flambée des tarifs d'électricité, n'y croient pas.

Le dossier pourrait être un enjeu important lors des élections provinciales de 2018.

Avec des informations de Claudine Brulé

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